CODE PÉNAL
fois au dela de quarante. Le patient se couchait pour les recevoir 1.
L’amende était parmi les punitions les plus fréquentes en Israël. Moyennant une somme d’argent on pouvait même, la plupart du temps, éviter les peines les plus rigoureuses, Le talion, œil pour œil et dent pour dent, on avait la faculté de s’y soustraire, en donnant au blessé ou à sa famille une compensation pécuniaire. Il semble même que de bonne heure le talion se réduisit à l’amende. Pour l’homicide volontaire, la compensation en argent ne fut jamais admise : le meurtrier payait de sa propre vie celle de sa victime.
Quant à celui qui en tuait un autre sans préméditation et sans embüûches, il avait, pour se mettre à l’abri des vengeances particulières, les villes de refuge, répandues sur tout le territoire d’Israël. A l’origine, elles furent au nombre de cinq, que désigna Ioschoua, en faisant le partage de Kenaan et du pays d’au delà. Voici leurs noms : Qédesch en Galilée, dans la montagne de Naphtâli; Schekem, dans Ja >ntagne d'Ephraïm; Qiriath- -Arba ou Hébron, dans la montagne d’Iehouda ; au delà de l' lardèn, Bezer, dans la tribu de Reëubèn ; Ramoth, dans celle de Gad; et Golan, dans celle de Menasché 2, La, sous la protection de la Thora, l’homicide involontaire n’avait à redouter aucune violence. Le goël haddam (vengeur du sang), qui était le plus proche parent de la victime et chargé de la venger, ne pouvait atteindre son assassin dans une ville de refuge. À la mort du grandprêtre cessait le droit du goël, si bien que celui qui avait fait couler le sang sans le vouloir pouvait reprendre place parmi les siens à.
Le vol, comme toute atteinte à la propriété, est
1. Deut.. xxvI, 3. — Selden, De synedriis, p. 817 et 895. 2 UI0SSIXX: