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lentes, semblables, par leur multitude, à la sauterelle; on ne pouvait compter ni leur nombre ni celui de leurs chameaux. |
Aucune tribu n'osait s'opposer à l’invasion de ces pillards, qui portaient la dévastation jusqu’à la riche plaine d’Isréel.
Mais, le peuple s'étant retourné vers Iahvé, un envoyé d’Adonaï alla s’asseoir sous un chêne qui appartenait à la famille d'Ezri (pour Ezria, secours d’Iahvé). Là, le fils d’Ioasch, de Ja famille d’Abiézer, Guideôn (celui qui a renversé, Gédéon), vannait du blé. L’envoyé lui annonça qu il était choisi pour sauver Israël de la paume de Midian. « Comment sauverai-je Israël ? répond Guideün; ma famille n’est-elle pas la plus petite en Menasché? et ne suis-je pas le dernier dans la maison de mon père? » L’envoyé lui ayant promis la protection d’Iahvé, et étant parti en lui laissant cet adieu : « Paix à toi, ne crains rien; tu ne mourras pas! » Guideün fut tout réconforté. Il renversa, pendant une nuit, un autel de Baal avec son aschéra (ou pieu sacré de forme phallique); avec ce bois il bâtit un autel à Iahvé, sous le vocable d’Iahvé- Schalom (Iahvé de paix). Comme les gens d’Ophra le voulaient mettre à mort, son père Ioasch leur dit: « Etes-vous chargés des intérêts de Baal? LAE Baal se faire justice de celui qui a renversé son autel.
À partir de ce jour, Guideün fut appelé ro BE c’est-à-dire « que Baal se fasse justice! »
Mais, avant d'engager la lutte contre les Midianites, Guideôn voulut encore s’assurer du concours d’Iahvé. La nuit, il étendit une toison dans une aire: « S'il y a de la rosée sur la toison seule et que la terre à l’entour soit sèche, je saurai que tu dois, par ma main, sauver Israël.» Le lendemain matin, il pressa la toison, et en exprima de la rosée de façon à remplir une coupe. Mais il lui fallut encore une autre épreuve, c’est-à-dire que la toison, le lèndemain, fût sèche, et la terre seule trempée de rosée. Iahvé ne trompa point son désir.
Autour de ces rudes guibborim, toujours apparaît
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une gracieuse et naïve légende. Comme un tissu charmant, elle flotte sur leurs épaules pour atténuer la fierté sauvage de leur attitude.
Menasché, Ascher, Zeboulon et Naphtäli, convoqués par Guideôn, vinrent au nombre de trente-deux mille homines, Ierou-Baal n’appela point les orgueilleux Ephraïmites, qui l’auraient dédaigné.
Deux de ses frères, beaux comme lui, furent pris au Thabor par les rois midianites Zébah (l’immolation) et Zalmouna (celui qui n’a pas d'ombre, c’està-dire, de repos). C'était dans la grande et riche plaine d’Isréël, au pied nord du Guilboa jusqu’au sud du mont Moreh, que s’étendaient les innombrables bandes de Midian, de Moab et des Bené-Qédem. Guideôn, avec son armée, était campé à Endor. L'espace d’une heure de chemin séparait les deux camps 1.
On ne pouvait guère, par le nombre, triompher des Midianites. D'un autre côté, une multitude de trente-deux mille hommes était embarrassante pour une surprise. Guideün, inspiré par Iahvé, choisit trois cents hommes, ceux qui, près d’une fontaine, avaient bu de l’eau dans leurs mains, et se dirigea vers la première pente nord du Guilboa, où commençaient les campements des Arabes. Avec son serviteur Poura, il examina lui-même, pendant la nuit, la position de l’ennemi. « Midian, Amaleq et tous les Orientaux, nombreux comme des sauterelles, étaient répandus dans la vallée; quant à leurs chameaux, ils étaient innombrables comme le sable qui est sur les bords de la mer. » La sécurité et le sommeil régnaient partout. Entre deux sommes, un Midianite, qu’entendit Guideün, racontait ce songe à son compagnon : « Un gâteau de farine d’orge est venu en roulant jusque dans le camp de Midian, et, frappant la tente, l’a renversée. — Le gâteau ne peut signifier autre chose, lui répondit naïvement son compagnon, que le glaive de