‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 137 sur 244 · Jug., vit · texte numérisé non relu

Jug., vit

Guideôn, fils d’Ioasch l’Israélite; dans sa main, Élohim a livré Midian et tout le camp. »

De retour parmi les siens, Ierou-Baal les fait lever, leur met en main une trompette avec un vase qui tenait caché un flambeau ardent. Les divisant en trois groupes, il leur donna pour cri de guerre: « Pour lahvé et pour Guideôn! » Les trois cents marchèrent sur le camp midianite, fort éloigné de croire à une attaque. À l'endroit où commençaient les campements, dès que les sentinelles ennemies furent sur pied, les trois cents hommes sonnèrent de la trompette, et, brisant leurs vases, apparurent une flamme à la main, Arrachés subitement à leur sommeil, les Midianites s’effrayèrent de cette apparition et de ces clameurs, prirent en désordre leurs armes et se tuèrent les uns les autres dans le trouble et la demi-obscurité. Dans leur fuite désordonnée, ils essayèrent de gagner l’Iardèn pour le mettre entre eux et les Bené-Israël. Mais la masse des Israélites, qui attendait dans les environs du Guilboa l'issue de l’expédition des trois cents, reprit courage et s’élança à la poursuite des bandes midianites.

Les Éphraïmites eux-mêmes, entrant en lutte, barrèrent à Midian le passage de l’Iardèn. Sur le fleuve, ils s’emparèrent de deux sars midianites, Oreb (corbeau) et Zeëb (loup), dont ils apportèrent les têtes comme trophées à Guideün. Pendant de longs siècles, «le jour de Midian » resta dans la mémoire du peuple.

Fais-leur (aux ennemis) comme à Midian.

Di Pen de ta ra cf 20 Bar DE LÉ Fraite leurs chefs comme Oreb et Zeëb, Comme Zébah et Zalmouna tous leurs princes 1.

Cependant Guideôn lui-même s'était élancé à la poursuite des fuyards. Un instant arrêté par les

. PS. LXXSIU, 10, 12.

GUIDEON. 199

Éphraïmites, qui, tout en lui remettant les têtes coupées, lui avaient jeté cette plainte : « Pourquoi ne nous avoir pas appelés contre Midian? » le fils d’Ioasch leur avait répondu : « Le glanage d’'Ephraïm ne vaut-il pas mieux que la vendange d’Abiézer 1? » Mais il fallait au chef israélite les deux chefs midianites, Zébah et Zalmouna, qui avaient tué, au Thabor, ses deux frères. Ardent à sa vengeance, Guideôn avait traversé l’Iardèn derrière les bandes de Midian. A Soukkoth, il demanda aux habitants du pain pour ses compagnons épuisés, mais n’obtint qu’une réponse ironique : « As-tu déjà dans ta main Zébah et Zalmouna, pour que nous donnions des provisions à ta troupe ? — Lorsqu'Iahvé me les aura livrés, leur répondit Guideôn, je vous déchirerai avec des épines du désert et avec des machines de foulage, » — Au lieu de pain, les habitants de Penouël lui donnèrent une même réponse railleuse, — Sans s’arrêter à châtier ces bourgs, Guideôn, poussé par la soif âpre de la vengeance, talonnait les Midianites, qui se hâtaient dans la direction du Djebel-Hauran. C'était une contrée difficile à parcourir, et pleine de peuples pillards. Dans la montagne du Hauran, aux environs de Nobah ou Kenath, Guideün surprit encore les campements midianites, et s’empara cette fois de Zébah et de Zalmouna,.

Avec eux, il reprit la route de son petit bourg. Repassant par Penouël, il en abattit une tour et en fit mourir plusieurs habitants. A Soukkoth, il persifla ainsi les notables de la ville : « Voici ceux dont vous m'avez dit avec moquerie : « Tiens-tu maintenant en main Zébah et Zalmouna, pour que nous donnions des provisions à ta troupe épuisée? » Avec des

épines du désert et des machines de foulage, il frappa ensuite les soixante-dix notables de la ville ; après quoi, il imposa une taxe au bourg moqueur.

Page 1