Aujourd'hui Sarda Jug., xt
ni liqueur fermentée. L'enfant qui naîtrait d’elle devait être nagir (séparé) d’Iahvé, c’est-à-dire ne jamais boire, plus que sa mère, ni vin ni boissons fortes, ni rien goûter de ce qui sort de la vigne, et le rasoir jamais ne devait monter sur sa tête. C’est à une loi particulière du naziréat que fut soumis le fils de Manoah. La Thora ne mentionne pas le naziréat à viel: on ne se consacrait ainsi à lahvé que pour un temps déterminé. Le nazir ne pouvait toucher rien d’impur, pas même le cadavre de son père ou de sa mère.
Une seconde fois, l’envoyé d’Iahvé apparut à la femme de Manoah. Elle alla querir son mari, qui voulait interroger le visiteur mystérieux sur la manière dont ils traiteraient leur enfant. L’envoyé répéta les prescriptions du naziréat. Alors Manoah dit à l’homme: « Permets que nous te retenions pour t'offrir un jeune chevreau. » Il ne savait pas que c'était un envoyé d’Iahvé. Il alla même jusqu’à demander son nom à l'inconnu. « Pourquoi, répondit celui-ci, me demandes-tu mon nom, puisqu'il est merveilleux? » Prenant le chevreau et l’offrande, Manoah, sur un rocher, en fit présent à Iahvé. Pendant qu’il brûlait la victime en holocauste, l'inconnu s’éleva dans la flamme de l’autel, et pour toujours disparut. Alors Manoah, épouvanté, dit à sa femme : « Nous mourrons, car nous avons vu Elohim, »
Quelque temps après, l'épouse de Manoah enfanta un fils qu’elle appela Schimschon (le petit soleil). Encore enfant, semble-t-il, l'esprit d’Iahvé l’agita entre Zora et Eschtaol, à Mahanë-Dan? (campements de Dan). À cette époque, la jeunesse des campagnes, Israélites et Pelischtim, se voyaient et ensemble se réjouissaient. Schimschon, devenu jeune homme, se rendit un jour dans un bourg occupé par les Pelischtim, Thimnatha, aujourd’hui Khirbet-Tibneh (ruines de Tibneh)}),