SAR
SCHIMSCHON. 215
sur les flancs d’une assez haute colline, De l’élévation sur laquelle était bâtie Zora, on descendait, pour aller à Thimnatha, dans une vallée d’où il fallait remonter pour gagner Beth-Schémesch (temple du soleil). A une heure à l’ouest de cette dernière ville était plantée, sur la montagne, l’antique Thimnatha. Dans ce district se dressaient des vignes qui, par la beauté, rivalisaient avec celles de Hébroni. C’est dans ce cadre pittoresque, dans ce pays de ceps, de collines et de vallées, que se place la légende de ’Schimschon.
À Thimnatha, le sauvage Danite se laissa attendrir par la beauté d’ une jeune vierge des Pelischtim, à laquelle il semble s’être donné tout entier. Malgré la Thora, il la voulut épouser, Son père Manoah et sa mère eurent beau lui faire observer que c'était une fille des incirconcis, Schimschon ne continua pas moins de dire à Manoah : « Prends-la pour moi, car elle plaît à mes yeux, »
Schimschon, avec son père et sa mère, se dirigea vers les vignes de Thimnatha. Là, aux environs du bourg, voici qu’apparaît un jeune lion rugissant et furieux. Dans ses bras Schimschon l’étreint comme un chevreau, après quoi il le met en pièces. Cette scène ne rappelle-t-elle pas Izdoubar, dans les bas-reliefs de Khorsabab, pressant d’un bras, sans effort, contre sa poitrine, un lionceau qui a toute la timidité d’une gazelle? Le père et la mère de Schimschon, marchant sans douté devant lui, ou suivant le chemin d’où leur fils s'était écarté, ne furent pas les témoins de cet exploit.
A Thimnatha, la jeune fille parut encore au Danite plus désirable que jamais, et devint sa fiancée. En attendant les noces, il retourna dans sa maison de Zora. Quand fut venu le temps de prendre possession de la jeune vierge, Schimschon s’achemina de nouveau vers Thimnatha. Près du bourg, il se détourna du chemin pour voir ce qu'était devenu” le cadavre du lionceau. Il le vit, et dans sa gueule desséchée un