J Sam., vit
LES JUGES, SCHEMOUEL, 237
sud, les monts d’Ichouda. Sur ce sommet, il semblait placé, comme une sentinelle, sur Israël. Les pentes de la montagne, rameau méridional d'Éphraïm, n'étaient point brûlantes comme l’éloquence du nabi : on y voit encore aujourd’hui des jardins de figuiers, d’oliviers et de grenadiers. Certaines fois, Rama est mis au duel, Ramathaïm-Zophim (les deux Rama) : c’est que, pro bablement, il y avait la ville basse, sur les pentes sud-ouest, et la ville haute ou Naïoth, où résidait Schemouël avec l’école des prophètes 1, Cependant peut-être vaut-il mieux voir dans Neby-Semouïl l’ancienne Mizpa (observatoire), où le grand nabi, du reste, se rendait souvent, et Ramathaïm - Zophim doit-il être cherché à Er-Rameh, à trois quarts d’heure environ de Hébron et à une heure et demie du désert de Ziph?.
Autour de Schemouël s'était groupée toute une école de nabis. Là, aux sons des instruments de musique, de la Iyre, ‘du tambourin, du kinnor et du luth, on apprenait à chanter des hymnes à Iahvé. Grâce au grand prophète, un nouvel élément est introduit dans le culte divin. De plus, la musique rendait plus vive la parole enflammée du prophétisme. Schemouël luimême fut le chef des koraschides; il a dû composer des psaumes. Son petit-fils Héman, comme poète et musicien, prend place à côté d’Asaph et d’Iedouthoun 3, Nathan et Gad sortirent de l’école de Rama, fondée par Schemouël.
Les lévites, en même temps, venus de Schilo, formaient autour du fils d’Elqana une sorte d’ordre (Aebel) ou une communauté lévitique (kehila.)
Avec les nabis et les lévites, le prophète, sans aucun esprit guerrier, fut cependant la colonne sur laquelle s’appuya Israël chancelant.