II Sam
Ne l'annoncez pas dans Gath, Ne le publiez pas dans les carrefours d’Aschgelon, Duns la crainte que ne se réjouissent les filles des Pelischtim, Que n’exultent les filles des incirconcis.
Monts du Guilboä, Que la rosée ne tombe plus sur vous, Ni la pluie sur vos champs d’offrandes !
Car là a été jeté le bouclier des guibborim, Le bouclier de Schaôul, comme si lui-même n'avait été oint d'huile.
Sans le sang des percés, sans la graisse des guibborim, L'arc d’Ionathan ne revenait pas; Et l’épée de Schaôul ne rentrait pas vide.
Schaôul et Tonathan, les aimés, les charmants,
Dans leur vie et dans leur mort, ils n’ont point élé séparés ; Plus que les aigles, ils étaient légers,
Plus que les lions, ils étaient forts.
Filles d'Israël,
Pleurez sur Schaüul, Sur celui qui vous revétait de pourpre et de joyaux, Qui faisait monter des ornements d'or sur vos habits.
Comment sont-ils tombés, les guibborim, Au milieu de la bataille?
lonathan git percé sur les hauteurs.
Je suis plein d'angoisse à ton sujet, 6 mon frère Lonathan; Tu m'étais si cher!
Plus me charmait ton amitié Que l'amour des femmes!
Comment sont-ils tombés les guibborim ?
Et comment sont-ils perdus, ces instruments de guerre ?
Jamais plus touchante et plus sublime lamentation ne s’est fait entendre sur une tombe.
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Iahvé, à cette heure, pinçait vraiment le kinnor du fils d’Ischaï.
Fermant, au sud-est, la riche plaine d’Isréel, au milieu d’un monde riant, en face des cimes bleues et gracieuses du Karmel, se dressent blanches et pelées les têtes du Guilboä, que semble avoir réellement frappés la malédiction de David.
Doué de tous les talents, celui-ci méritait bien la destinée que lui avait prédite le vieux Schemouël. À peine eut-il accordé à Schaôul, et surtout au doux et noble Ionathan, les larmes qu’il leur devait, David, après avoir consulté Iahvé par l’ourim, marcha sur Hébron, où il fixa son séjour. Là, les hommes d’Iehouda l’agréèrent pour leur roi 1,
Profondément habile, il se garda de blesser ceux qui étaient dévoués à la maison de Schaôul, Il fit remercier en ces termes les habitants d’Iabesch en Guileäd, parce qu’ils avaient enseveli le roi et ses fils : « Soyez bénis d’Iahvé, vous qui avez eu cette piété envers vos maîtres et qui avez donné la sépulture à Schaôul!.…. Voici que maintenant la maison d’Iehouda m’a oint pour son roi, »
Cependant Abner avait amené à Mahanaïm un fils de Schaoül, Ischboschet (l’homme de la honte) ou plutôt Isch-Baal (l’homme de Baal) : c’est ce dernier nom qu’il porte dans le Livre des Chroniques. Au nordouest de l’Iabboq, sur la frontière de Gad et de Guileäd, Mahanaïm était sur la route des caravanes qui se rendaient du golfe élanitique à Damas. C’était une ville importante et forte, Sans doute, Abner l'avait choisie pour y mettre son roi à l’abri des surprises de David et pour lui gagner les tribus d’au delà. Chef des bandes d’Isch-Baal, Abner, pendant deux années, lutta vigoureusement contre David.
Ce qui faisait sa force, c'était la séparation que l’on pouvait déjà constater entre Israël et Iehouda. Pour