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3. Buxtorf, Lex, Chald, el Rabbin. Ében Schatiyah. — Sur le É 42
Déjà célèbre par le culte rendu à la pierre fondamentale, le mont Moria était naturellement désigné pour porter le temple d’Iahvé. Il ne faisait pas encore partie d’Ierouschalaïm, qui, à cette époque, tenait presque tout entière sur le mont Zion. Séparé de la ville par un profond ravin, il livrait à la culture sa surface rocailleuse. La, l’Iébousite Aravna ou Ornan avait possédé une aire, c’est-à-dire une surface de rocher où, sous les pieds des taureaux, on dépiquait le grain.
Cette aire, achetée par David, devint l’emplacement précis du temple. Schelomo entama les travaux grandioses de construction au mois de Siv, dans la quatrième année de son règne (1014).
Sur l’étroit sommet du Moria, on ne pouvait installer que le temple proprement dit et l’autel des holocaustes. Pour donner au parvis un certain développement, il fallut entourer le sommet de la colline de remblais soutenus par des terrasses. On obtint, à force de travail et d’habileté, une plate-forme artificielle. On tira les pierres pour Ja construction du temple de carrières encore visibles : ce sont d'immenses excavations appelées cavernes royales, qui s'étendent sous le quartier nord de la ville.
Aux travaux prodigieux du temple, Schelomo employa les restes de l’ancienne population indigène, ménagée par David; il les contraignit à travailler pour un salaire, les plaçant ainsi dans un demi-esclavage. Cent cinquante mille environ peinèrent sous la conduite de chefs de corvée, qui eux-mêmes obéissaient à Adoniram (Adonis est élevé).
Schelomo, le type du roi oriental, cette sorte de
temple, voir Vogué, Le temple de Jérusalem, Monographie du Haram-ech-Chérif, suivi d'un Essai sur la topographie de la Terre sainte. — Das Haram von Jerusalem und der Tempelplatz des Moria..…, von G. Rosen. — Fergusson. The temples of the Jews.
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khalife des Mille et une Nuits, n’entrait en relation directe avec ses sujets que pour rendre la justice. Pour guider les mercenaires, d’habiles Giblites (habitants de Byblos), dont le nom, du reste, semble se confondre avec celui de tailleurs de pierre, avaient été envoyés par Hiram, roi de Zidoni. Sous leur conduite, quatre-vingt mille malheureux, le jour et la nuit, à la lueur des lampes, tiraient des rochers d’énormes blocs de pierres et les équarissaient. On distingue encore aujourd hui les endroits noircis par les lampes. Soixante-dix mille esclaves levaient ces lourdes masses et les apportaient au Moria.
Ni la pierre ni les tailleurs de pierre ne suffisent pour un édifice; il y faut encore le bois et les charpentiers : c'était le roi Hiram qui fournissait les cèdres et les cyprès; ces beaux arbres tombaient pour le temple dans les belles forêts du Libanon, Si les Giblites excellaient à donner une forme à la pierre, en revanche Zidon, la ville maritime, pleine de vaisseaux, fournissait les meilleurs charpentiers. Ce fut sous la conduite de Zidonites que les Hébreux travailièrent dans le Liban à couper les arbres et à les tailler. A Zour (Tyr) ou dans un autre port, on les embarquait pour JIapho, à la destivation d’Ierouschalaïm.
Ce ne futguère des serfs kenaanites que Schelomo se servit pour couper les cèdres dans le Liban : sans doute, il lui paraissait imprudent de faire sortir du pays une population utile, industrieuse et mercenaire, qui pourrait s’acclimater ailleurs et y fixer son séjour, Il envoya dans le pays des cèdres des Israélites nombreux : trente mille s’exilèrent dans les forêts du nord; mais tous n’y séjournaient pas en même temps. Loin
1, Au temps de Josèphe (An£. jud,, vit), on conservait une correspondance de Schelomo avec Hiram, et en particulier la lettre par laquelle il lui demandait des ouvriers, avec la réponse de Hiram. Ces pièces étaient probablement apo— cryphes.
de son figuier et de sa femme, l’Israéiite ne peut lougtemps habiter. Dix mille seulement travaillaient en même temps dans le Liban, attendant que dix mille autres vinssent les remplacer et leur permettre de retourner voir leurs champs pendant deux mois.
Que Hiram éclaircît gratuitement ses forêts de cèdres et de cyprès, et prêtât, sans rien demander en retour, ses charpentiers de Zidon, on ne pouvait l’exiger. Dans une terre commerçante comme la Phénicie, on ne donne rien pour rien. Schelomo dut chaque année : livrer à Hiram vingt mille kors de farine (80,000 hectolitres) avec beaucoup de vin et d’huile. Difficilement le roi d’Ierouschalaïm eût pu tirer tant de provisions de ses domaines particuliers, les melakim d’Iehouda ne possédant guère alors en propriété privée que Ziqlag. Le peuple fut mis à contribution.
Hiram fournit aussi de l’or pour la décoration intérieure du temple. La flotte de Schelomo n’allait pas encore à Ophir chercher ce métal. En échange de l'or, littéralement donné, Schelomo dut abandonner au roi de Zidon vingt bourgs semés sur les frontières de la Phénicie avec le territoire d’Ascher. Ce pays cédé à Hiram porta ensuite le nom de Guélim-ha-Goïm (Galilée des nations), plus tard Galilée,
Les pierres à extraire des carrières, le bois à couper dans le Liban demandèrent trois ans de dur labeur. Tous les matériaux préparés, on put conimencer, sous la direction des artistes phéniciens, la construction du temple. Ce fut d’après un plan égyptien qu’on le bâtit?. On y distingua trois parties, l’Aoulem (le vestibule), lV'Ékal (le Saint) et le Debir (le Saint des saints).
L’'Assyrie, l'Egypte, la Phénicie apportèrent au temple d’Iahvé leur art et leurs symboles. Plus élevé, semble-t-il, que l’Ekal, le Debir, à son entrée, comme
r. À cette époque, il s’appelait : Érez haboul (terre échue . au cordeau), I Rois, 1x, 13.