‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 201 sur 244 · Josèphe, Antig. jud., virr · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., virr

SCHELOMO,. 351

mal, en présentant à ses narines un anneau sous le chaton duquel on avait placé une racine indiquée par Schelomo. Pendant que le malade respirait la plante, le magicien faisait le serment de Schelomo et récitait les cantiques du roi. Ainsi se fit l’exorcisme devant le général romain.

L’anneau de Schelomo devint, du reste, célèbre en Orient ; il l'avait donné, d’après la légende éthiopienne, à la reine de Scheba. Sur les pierres gnostiques paraît l’image du fils de David avec une vertu d’amulette,

Mais ce qui est curieux et qu’il importe de dégager du récit de Josèphe, c’est que les proverbes de Schelomo et ses paraboles, c’est-à-dire une partie de la Bible, à une époque déterminée, a été récitée en vue de produire un effet certain sur les malades et peutêtre sur les morts.

Les Arabes portèrent encore plus loin le pouvoir merveilleux de Schelomo. Pour eux, le roi sage ne fut pas seulement tout-puissant sur la nature : sa vertu d’enchanteur s’étendit jusque sur les djinns ou génies. Il en avait quatre à son service, ses esclaves dociles, obéissant à ses moindres gestes. Un jour, il étendit un immense tapis, se plaça au milieu, et près de lui fit ranger ceux d’Ierouschalaïm qui voulaient faire le pèlerinage de la Mekke. À chacun des quatre coins du tapis se tenait un djinn. Sur l’ordre du roi, les génies soulevèrent l’immense tissu rempli d’hommes et de femmes, et dans l’espace emportèrent vers la ville sainte le peuple juif avec son roi. On s'arrêta plusieurs fois en chemin. Dociles, les djinns déposaient doucement sur la terre le tapis, et, la halte achevée, le reprenaient pour le promener à travers les airs. Le pèlerinage juif revint de la Mekke dans le même véhicule qui l'y avait conduit, et traîné par les mêmes génies 1,

Vers la fin de son règne, Schelomo, appesanti par

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