Weil, Biblische Legenden der Muselmänner
l’âge, de plus en plus voué, semble-t-il, à la spéculation et aux femmes, laissa se briser les liens qui unissaient à son royaume les plus importantes conquêtes de son père David.
Les rudes montagnards d'Édom, écrasés par Ioab, se redressèrent. Le sar hébreu avait eu beau moisson ner là tous les mâles; vivace et forte, la montagne avait produit une nouvelle génération.
Hadad, de l’ancienne famille royale, réfugié tout jeune enfant en Mizraïm, où le Per-aa lui avait fait épouser la sœur de sa femme, avait atteint l’âge d'homme; il revint dans les monts paternels, où il trouva une race énergique, debout, prête à couper le nœud qui la rattachait à Israël, En vain le Per-aa avait essayé de le retenir dans sa cour brillante et raffnée : « Laisse-moi partir, » avait répondu Hadad à toutes ses sollicitations.
L’Idumée, vers la fin du règne de Schelomo, semble avoir recouvré son indépendance et complètement échappé à la suzeraineté d'Israël. Il était difficile, du reste, de retenir longtemps sous le joug ces rudes montagnards et de comprimer des révoltes multipliées sur ces hauteurs de porphyre.
D’après Josèphe, en désaccord avec le récit biblique et sans doute aussi avec la vérité, Hadad, ne pouvant rien dans Edom, gardé par les garnisons israélites, s'était rabattu sur le pays d’Aram et uni contre Schelomo avec le fougueux et heureux chef de bandes Rezon?.
Vers le nord-est, le pays d’Aram, attaché comme Édom par des nœuds factices à la monarchie israélite, essaya de se rendre indépendant, Un rude chef de bandes, Rezon, ancien serviteur de Hadad-Ézer de Zoba, pénétra avec ses brigands dans Damesseq, en chassa sans doute l’intendant hébreu, et commença heureusement une lutte quine pouvait tarder à avoir
1, I Rois, x1, 17-22.
2, Josèphe, Antig. jud., 1, var.
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pour résultat la parfaite indépendance de Zoba et de toute la Syrie, comme de Damesseq 1, Implacable, Rezon ne laissa pas de trêve aux troupes israélites que Schelomo lui opposa, et parait, lui, le chef de bande, s'être constamment moqué de celui dont, de toutes parts, on venait admirer la sagesse.
Mais ni dans Edom ni dans Aram ne gisait la grande cause d’inquiétude pour Schelomo. Cette unité israélite, jamais complètement assise, et contre laquelle des protestations, même au temps de David, n'avaient cessé de se produire, est, sous Schelomo, fort menacée. C’est de l’intérieur que partent les coups les plus violents contre la monarchie israélite.
Le prophétisme, gardien jaloux, depuis Schemouél, de la loi mosaïque, semble s'être allié aux rancunes ambitieuses d’Ephraïm et des tribus du Nord. Schelomo avait profondément blessé le mosaïsme et la délicatesse de la conscience juive.
Sile vulgaire vivaiten paix sous les figuiers, de Dan jusqu’à Beer-Schéba, les penseurs, les prophètes, amis de l’idéal, considéraient avec inquiétude d’où provenait cette abondance. C'était l'étranger qui, par son luxe et sa civilisation, faisait invasion, sous toutes les formes, dans la nation juive. Sur les joues et les lèvres de la bien-aimée, on appliquait le fard étranger, si détesté d’Iahvé. Grâce à cette invasion profane, Israël bientôt allait perdre sa physionomie propre. Un vif mécontentement agitait les écoles de nabis. Sans doute leurs paroles ardentes mettaient en fermentation les idées de révolte auxquelles n'avait pas renoncé Ephraïm.
Vers la fin du règne de Schelomo, la colère des nabis fut portée à son comble, Follement épris de quelques-unes de ses femmes, le vieux Schelomo non seulement leur bâtit des bamoth (hauts lieux) sur le mont des Oliviers, mais les accompagna dans leurs encensements et leurs