Josèphe, Antig. jud., virr et x1, a lu : cinquante mille
2. Sur l'emplacement de ces villes, voir Clermont-Ganneau, Notes sur la Palestine. I identifie leschana avec Aïn-Sinia et Éphron ou Ophra avec Tayyibé.
ASSA, — NADAB, BAESCHAs 369
pour lui, n’était guère que ce qui rentrait dans le cadre de ses desseins, et le mal ce qui pouvait contrarier ses vues. Le Livre des jours des rois d'Israël, où le Livre des Rois n’a fait que recueillir quelques pages, nous exposerait aussi la vie charmante de Thirza, les splendides constructions d’Iarobeäm, qui, ayant passé des années en Mizraïm, essaya de reproduire dans sa jeune capitale quelque chose de la civilisation de Thèbes et de Memphis.
Si Nadab avait tranquillement régné comme son père, il aurait peut-être assisté à une vive scission dans Iehouda. Maaka continuait à propager les cultes kananéens avec leurs mystères profanes, ce qui détournait d'elle et de son fils la meilleure portion des Iehoudites.
Mais une révolution éclata dans Israël. Ne fallait-il pas que s’accomplit la parole du vieux Ahiya de Schilo ? Avec son armée, Nadab assiégeait Guibbethon, ville de Dan, dont les Pelischtim s’étaient emparés. Là même se dressa contre lui un homme d’Issakar, Baëscha (le méchant), fils de Mehel, qui le tua pour régner en sa place.
Le meurtre accompli, le nouveau roi courut à Thirza, qui probablement lui opposa quelque résistance. Elle aimait la race d’Iarobeäm, qui lui avait donné toute sa splendeur. Ayant pris la jeune capitale d’Israël, Baëscha la noya dans le sang. Cet homme, que Nadab avait admis dans son intimité, anéantit, dans la belle Thirza, la famille de son bienfaiteur. La malédiction du nabi sur la race d’Iarobeäm recevait un ter-
.rible accomplissement : des descendants de ce premier roi, les uns, étendus morts dans les rues de la ville, furent déchirés par les chiens; d’autres, jetés dans les champs, devinrent la pâture des oiseaux de proie?.
Comme l'huile d’onction n'avait pas coulé sur la
race d’Ilarobeäm, Israël ne considéra pas comme
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