Josèphe, Antig. jud., vint, xt
une abomination le meurtre de tant de princes.*Pendant un certain nombre d’années (055-932), Baëscha put régner, sans conteste, sur le trône ensanglanté de Nadab, son ami. Thirza, cité forte au milieu du pays, ne cessa pas, avec lui, d’être la capitale d’Israël.
Le nouveau roi abolit le culte du Veau d’or à Beth-el, Par là, il espéra sans doute attirer à lui les sympathies des prophètes. Elles ne durent pas lui faire défaut. De la religion il se fit comme un voile pour le jeter sur ses crimes. S’il avait percé tant de princes, c'était pour rétablir le culte pur et pour détruire l’autel de Beth-el. Peut-être aussi les nabis d’Iehouda, fort irrités des impiétés de Maaka, se tourneraient-ils vers le pieux roi de Thirza, lui amenant ce qu’il y avait de meilleur parmi les gens du midi.
Si Assa eut conscience d’un pareil danger, nous l’ignorons ; mais il sut à temps réprimer sa mère Maaka. Obéissant aux nabis, il la dépouilla de son titre de reine, brûlases symboles honteux, chassa des cavernes les courtisanes sacrées. Il proscrivit également les jeunes hommes, les mignons sacrés (qedeschim), qui servaient à la joie des hommes comme des femmes, Il retint près de lui, grâce à ces sages mesures, les pieux Iehoudites,
En même temps, Assa se préparait à la lutte, fortiñant les villes d’Ichouda, organisant une armée nombreuse. Il prit quelques villes d'Ephraïm. Mais Baëscha appela les gens de Mizraïm pour soutenir Israël ébranlé; une troupe innombrable de durs Ethiopiens accourut, sous les ordres de Serak (Osorkon),: et mit le siège devant Marescha, à dix lieues au sudouest d’Ierouschalaïm.
Dans la vallée de Zephath, au nord de la ville, Assa mit ses gens en bataille, L’armée éthiopienne comptait quatre-vingt-dix mille archers, dix mille cavaliers et trois cents chars, Après avoir invoqué