‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 210 sur 244 · ASSA, —— BAESCHA · texte numérisé non relu

ASSA, —— BAESCHA

Iahvé, le roi entama le combat, Grande fut la défaite des Éthiopiens, qui reprirent précipitamiment la route de Mizraïm. Les ayant poursuivis jusqu’à Djérar, Assa revint à Ierouschalaïm. Ce fut un beau jour de triomphe pour la capitale d’Iehouda. Les guerriers apportaient une masse d’or et d’argent, des chameaux, des troupeaux nombreux.

. Comme les villes du sud-ouest avaient favorisé les Ethiopiens, les Iehoudites les avaient rudement châtiées, Tout autour de Djérar, ils avaient répandu la terreur, détruisant les enclos des bergeries, et faisant des ghazias dans toute la contrée, Ainsi les belles brebis, qui paissaient près des antiques citernes de Djérar, prirent avec les vainqueurs la route d’Ierouschalaïm (vers 943).

Comme les Iehoudites revenaient, un nabi, Azaria, fils d’'Oded, saisi par l'esprit d'Élohim, se présenta sur le chemin. « Écoute-moi, Assa, s'écria-t-il, ainsi que tout Iehouda et tout Beniamin. Iahvé est avec vous parce que vous êtes avec lui, » Dans un sombre tableau, le nabi montra ensuite le douloureux avenir du peuple, qui allait oublier l'Elohim de vérité, « Mais, pour vous, ajouta:t-il, fortifiez-vous, et que ne défaillent pas vos mains, car il y a un salaire pour vos œuvres ! »

Libre du côté du midi et de Mizraïm, Assa put songer à celui qui avait déchaîné contre Iehouda l’invasion éthiopienne. Du reste, pendant que le roi d’Ierouschalaïm était occupé au sud-ouest, Baëscha s'était emparé de Rama, en Benjamin. Il fortifiait la ville avec l'intention d’en faire comme une citadelle, d’où il pourrait à certaines heures se ruer sur Iehouda,

Avant de rien entreprendre, Assa envoya des messagers vers le roi de Damas, Ben-Hadad, fils de Tabrimmon, avec de l’or, de l’argent, lui rappelant son alliance avec Iehouda, et lui demandant des secours contre Israël, Bien qu’il fût déjà engagé avec le rusé Baëscha, le roi de Damas conclut un trailé avec Assa et promit de l'aider, L’incendie et la ruine, il commença à les promener dans les bourgs israélites du

nord ; ses troupes frappèrent Ion, Dan, Abel-Maïm et toutes les villes fermées de Naphtâli.

Appelé ainsi violemment dans le nord, le roi d’Israël dut quitter Rama. Les matériaux accumulés pour élever les fortifications de la ville, tombèrent aux mains d’Assa, qui, avec eux, fortifia Guibeä et Mizpa.

L'union d’Assa avec Ben-Hadad semble avoir profondément blessé les nabis. Ils ne comprenaient rien à cette politique habile, N'était-ce pas une insulte à Iahvé qu’une telle prévoyance humaine? Hanani, le voyant, parut devant Assa, et lui dit : « Parce que tu t’es appuyé sur le roi d’Aram, et non sur Iahvé, ton EÉlohim, l’armée du roi d'Aram se retire de toi. Les Kouschites et les Lybiens n’étaient-ils pas plus forts avec leurs cavaliers et leur innombrable multitude P Et Iahvé, parce que tu as eu confiance en lui, les a livrés entre tes mains. »

Atrabilaire, quoique dévot, Assa, mécontent de cette opposition des nabis, envoya Hanani dans la maison de châtiment (prison). Mais uneémeute, provoquée par les prophètes, éclata dans Ierouschalaïm. Pour la réprimer, Assa fit couler le sang dans les rues de la ville, 1] avait le tempérament bilieux et âpre des grands rois, incapable de céder devant une sédition, et disposé à détruire tout un pays, plutôt que de le voir occupé par des rebelles,

Il pouvait d'autant mieux assurer la paix à l’intérieur, que, du côté d’Israël, il n'avait rien à redouter.

Sans cesse averti par les nabis, Baëscha n’en avait pas tenu compte. Aussi périt-il de mort viclente, tué pas Kréon. On l’ensevelit dans Thirza?,

À ce prince succéda Éla (le chêne), son fils (9032-31). C'était un jeune homme faible, aimant les festins, les joyeuses réunions de jeunes gens. Avec ce tempérament, il n'était guère fait pour gouverner un pays

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