PRO TL
JOSCHAPHAT. — JORAM: 397
sion, Elischa s’écriait : « Mon père, mon père, char d’Israël et sa cavalerie! » c’est-à-dire la force du pays.
Ainsi raconta-t-on, dans les écoles de nabis, la disparition d’Éliya. Comment cet homme, avec son esprit de feu, aurait-il pu être jeté dans un sépulcre vulgaire? Il appartenait à cette rare classe d’êtres humains que ne devait pas toucher la corruption.
Ioram, le troisième Omride, ne semble pas avoir déployé, pour Baal, le même zèle que ses prédécesseurs { ; il fit même, à Isréel et à Beth-el, tomber les pieux phalliques de Baal. Ioschaphat (Ilahvé juge), ami d’Ioram, comme il l’avait été de son frère et de son père, exerça sans doute une certaine tutelle sur le débile roi et le détourna des Elohim phéniciens. Il ne put cependant faire complètement disparaître du pays d'Israël les cultes ardents.
D'Iehouda, il les avait presque complètement proscrits, lançant partout dans les bourgs des nabis avec des lévites, chargés de détruire les baalim et de prêcher le culte d’Iahvé. Lui-même, dans ses heures de loisir, prenait part aux expéditions?. À Ierouschalaïm et dans les villes principales d’Iehouda, il avait établi des tribunaux, mais dans l’organisation desquels apparaît son souci de faire une distinction entre les affaires religieuses et civiles. « Voici, dit-il aux juges, Amaria (Tahvé a parié), le cohène-hagadol, qui vous présidera pour toutes les choses d'Élohim, et Zebadia pour toutes les choses du roi.
Son pupille d’israël, les nabis A à lui être défavorables, bien ‘qu il ne tombât pas dans toutes les fautes des Omrides,
Héritier du manteau d’Éliya, et surtout de sa haine vigoureuse contre la maison d’Omri, Elischa ne pardonnait pas au faible Ioram d’être le fils d’Ahab et d’Izébel. Après la mort du grand nabi, dans la terre
PL R OS) ALES 2. II Chron., xix.
d’au delà, Élischa repassa vite l’Iardèn; il vint à Ieriho, parmi les benë-nebiim qui, voyant sur son dos le manteau d’Éliya, s’écrièrent: « L'esprit d’'Éliya s'est reposé sur Elischa.» Devant lui, tous firent le prosternement. Cependant, craignant que le tourbillon dans lequel avait disparu Éliya ne leût jeté sur quelque sommet de montagne ou dans quelque vallée, les bené- -nebiim , malgré Élischa, envoyèrent cinquante des leurs à la recherche du grand nabi; mais ceux-ci revinrent à Ileriho sans en avoir trouvé aucune tracel,
Après avoir adouci, en y jetant du sel, les fontaines d’Ieriho, Élischa se rendit à Beth- el. Comme il montait péniblement vers la ville, voici que de jeunes garçons de Beth-el se moquèrent de "lui, criant: «Monte, chauve, monte, chauve ! » À ces cris, le nabi indigné les maudit au nom d’Iahvé. Alors d’un bois voisin sortirent deux ours (?) qui déchirèrent quarante-deux de ces enfants. De Beth-el, le nabi alla vers le Karmel, puis du Karmel il vint à Schomron.
C'était au moment où, de concert avec Ioschaphat, Ioram commençait une expédition contre Mescha, roi de Moab?. Chaque année, le Moabite, de ses riches troupeaux, tirait pour le roi d’Israël la laine de onze cents béliers; comme il refusait désormais de payer le tribut, Ioram ly voulut contraindre; il unit ses forces avec celles d’Ioschaphat.
Par Édom, dont le roi était alors l’allié d’Iehouda, c'est-à-dire en passant au sud de la Mer-Morte, ils essayèrent d'atteindre le pays de Moab; mais le chemin aride, sans eau, était impraticable pour une armée avec des ? chevaux : sept jours, les bandes d'Israël, d’Ichouda et d'Édom endurèrent d’atroces souffrances, Parmi elles était Élischa, le nabi,
Fort respectueux des prophètes, Ioschaphat, dans