Tristram, The land of Moab, p
2, Clermont-Ganneau, La Stele de Dhiban.
Une grande force allait tomber en Iehouda : semblable aux grands chênes qui avoisinent Mamré, Ioschaphat se tenait debout, abritant les deux royaumes. Les Omrides mêmes s'étaient mis sous sa protection. Après avoir triomphé par surprise, près de Théqoa, d’une invasion d’Ammonites, de Moabites et de gens de Séiri, ïl mourut, laissant la place à un prince faible, son fils Ioram (lahvé est haut) (892-888), âgé de trente-deux ans, qui, au lieu de dominer Israël, se Jaissa complètement dominer par lui,
Athalia, sa femme et fille d’Izébel, l’écrasait de son ardente et forte personnalité, et l’entraînait, malgré lui, dans le tourbillon des qgedeschim et des qedeschoth. À peine sur le trône, cédant aux âpres obiurgations de son épouse, il fit égorger, avec les principaux du pays, tous ses frères, les fils d’Ioschaphat 2. Cependant il remit sous le joug Edom, qui, vers la fin du règne d’Ioschaphat, avait échappé au vasselage d’Iehouda et s'était donné un roi. Jahvé se souvenait encore, en accordant cette victoire, de son fidèle serviteur David. S’il n’avait regardé que la seule personne d’Ioram, comment aurait-il pu la protéger ?
Emporté par Athalia, ce roi avait foulé aux pieds toute la tradition religieuse des Hébreux; on traînait même les fidèles d’Iahvé sur les bamoth pour y honorer les aschéras, C'était une kananisation effrénée d’Iehouda autant que d’Israël. D'une beauté moius solennelle peut-être que sa mère Izébel, d’une ardeur moins contenue, Athalia nous apparaît, agitée, impatiente d'accomplir son œuvre, incapable d’y apporter aucun tempérament et de tenir compte des obstacles, Sur son impulsion, Ioram fait couler le sang de ceux qui refusent d’adorer Baal et Aschthoretà.
Que va-t-il naître de là? Les nabis entre eux par-