Chron., xx
IORAM, AHAZIA» — IORAM. 401
res
lent d’une lettre prophétique dans laquelle Eliya, avant de monter sur le char de feu, avait prédit, pour le fils d’'Ioschaphat, une mort terrible. Pour eux, il est évident que le sang des justes sera redemandé à Ioram aussi bien qu’à Athalia.
Après avoir subi une invasion d’'Arabes et de Kouschites, qui pillèrent le pays et son palais, et lui enlevèrent ses femmes et tous ses fils, à l’exception de son aîné Ahazia, Ioram d'Iehouda descendit douloureusement dans le sépulcre. En proie à une tumeur dans les intestins, le fils d’Ioschaphat, après deux ans d’atroces souffrances, s’éteignit dans la quarantième année de son âge. Qui sait si la terrible Athalia, avide de gouverner seule, fut étrangère à la maladie qui emporta le faible rejeton de David?
À sa place régna son fils aîné Ahazia (Iahvé a saisi, Ochosias), âgé de vingt-deux ans1,
Un instant unies contre leurs ennemis, sous la ferme main d’Ioschaphat, qui avait sans doute l’espérance de les fondre ensemble, les deux fractions, Israël et Iehouda, ne semblent plus se connaître. Pendant qu’Ioram d’Ierouschalaïm s'éteint et que la main sanglante d’Athalia plante partout les arbres phalliques, Ioram de Schomron est aux prises avec son ennemi particulier, le roi de Damesseq, et, à l’intérieur, avec Elischa, implacable contre les descendants d’Omri.
À cette époque tourmentée de la vie d'Israël, Elischa et Izébel occupent la scène, où bientôt Iehou va monter. Voilà les trois figures les plus tragiques peutêtre du monde israélite. Elles sont si grandes que tout s’efface devant elles, et que le reste du peuple n'existe plus. ;
Plus populaire est le nabi, disciple d’'Eliya ; ses traits puissants se dessinent vigoureusement ; son éloquence tonn:; en lui, les gens des bourgs de Samarie ont une confiance aveugle, ainsi que le témoigne sa légende.