‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 224 sur 244 · SI · texte numérisé non relu

SI

La femme d’un jeune nabi vint un jour le trouver: « Ton serviteur, mon mari, est mort; c'était, tu le sais, un homme qui craignait Iahvé; voici que le créancier est venu prendre mes deux fils pour en faire ses -esclaves!, — Dis-moi, lui répondit Élischa, ce que tu as dansta maison. — Jen ai plus qu’un peu d’huile. — Va! emprunte au dehors des vases. » De retour chez elle, la veuve du nabi, devant ses enfants, emplit d'huile tous les vases qu elle put se procurer, et, sur le conseil d’Elischa, vendit le tout pour payer ses dettes.

Une autre fois, avec vingt petits pains d’orge et de gruau, le nabi nourrit, contre toute vraisemblance, cent hommes, de telle sorte même qu’après s'être rassasiés ils laissëérent du pain chez l’homme de Dieu.

S'il multiplie les pains et l'huile, il estencore, comme Éliya, maître des eaux. Les bené-nebiim de Guilgal, sur les bords del’Iardèn, coupant du bois pour agrandir leur habitation, l’un d’eux laissa tomber son fer dans le fleuve; y jetant une branche, le nabi ramena le fer lourd à la surface.

Chose étrange! Élischa semble avoir calqué la légende d'Éliya, le maître. Multiplier l’huile et les pains, être tout-puissant sur les eaux, ne lui suffisent pas ; il ressuscite l’enfant d’une de ses hôtesses de Schounem. Sous les figuiers de ce bourg charmant vivait une femme fort riche, qui avait fait bâtir, pour l’homme d’'Élohim, un pavillon, si bien que, chaque fois qu’il passait par là, Élischa s’arrêtait quelque temps chez la Schounamite. Il y prenait ses repas. Le nabi songea à la manière dont il pourrait la récompenser. Bien qu’elle vécût assidument avec son mari, et que déjà il fût âgé, la femme de Schounem n'avait pas d'enfant. Élischa Ja manda par son serviteur Guéhazi (Giési) et lui promit, à son grand étonnement, qu’après l’année révolue elle aurait un fils.

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