Gen., xxr
3. L’ouad Djérar (l’ancien Nahar Djérar) a encore aujourd’hui un assez grand nombre de puits antiques.
pour faire alliance avec lui. Après un festin que leur offrit Izehaq et le repos de la nuit, ils s’engagèrent dans son amitié.
Cependant le fils aîné d’Izehaq, Esav, avait atteint sa quarantième année. Il prit deux femmes, Iehoudith, fille de Beéri, le Hithite, et Bacemath, fille d’Eilon, également Hithite. Elles furent une amertume d'esprit pour Izehagq et pour Ribca.
Sentant la vieillesse s’appesantir sur lui, Izehaq fit venir Esav, et lui dit 1: « Je suis vieux et ne connais pas le jour de ma mort; prends tes instruments de chasse, et apporte- moi un plat bien assaisonné, pour que j'en mange, et qu'avant ma mort je te done la bénédiction. » Ribca avait tout entendu; elle appela Iaqob pour le lui répéter et ajouta : « Va prendre deux bons chevreaux, je les apprêterai selon le goût de ton père; il te bénira avant sa mort, » Pour le rendre semblable à Esav et pour que le vieillard ne pût découvrir la feinte, elle mit au cou et aux mains de son fils bien-aimé la peau velue des chevreaux.
Ainsi déguisé, Jagob vint vers son père. « Mon père! » lui dit-il. Izchaq répondit: « Me voici. Qui es-tu, mon fils? — Je suis Esav, ton aîné; j'ai fait ce que tu m'as demandé : lève-toi, et mange de ma chasse pour que tu me bénisses. — Comme tu as été prompt a trouver du gibier, mon fils! — Jahvé en a fait venir au-devant de moi. — Approche donc que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es Esav ou un autre. » Et il approcha de son père, qui dit : « La voix est celle d’Iagob, maïs les mains sont les mains d’Esav.» Après avoir mangé des chevreaux, du pain, et pris un peu de vin, Izehaq s’adressa à Iaqob : « Baïise-moi, mon fils. » Et Iaqob le baisa.
Ayant senti l’odeur des vêtements, le vieillard le bénit en disant :