‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 32 sur 244 · Gen., XXNII · texte numérisé non relu

Gen., XXNII

IZEHAQ. — IAQOB, | 39

Le parfum de mon fils, c'est comme celui d'un champ qu’a béni Tahve. Quw'Élohim te donne de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, L'’abondance du blé et du vin nouveau!

Que les peuples te servent,

Etque les nations se prosternent devant toil

Sois puissant sur tes frères,

Etque se courbent devant toi les fils de ta mere!

Maudit soit quite maudit, et béni soit qui te bénit!

Après ces paroles, Iaqgob sortit. À peine avait-il disparu, qu'Esav rentra de sa chasse, Quand il eut préparé un plat pour son père, il vint le lui présenter et apprit qu'Iaqob l'avait devancé. Il jeta un grand cri et demanda une seconde bénédiction. « Ta demeure, dit alors Izehaq, sera dans un pays fertile, et sur elle tombera la rosée du ciel. Tu vivras de ton glaive, tout en servant ton frère; mais, quand tu auras souffert, tu secoueras son joug de ton cou. » Le paysd’Edom, avec ses fertiles ouads, devait bien répondre à la bénédiction du vieux patriarche.

Ayant appris le dessein d’'Esav de tuer son frère après la mort d’Izehaq, Ribca fit partir son fils aimé pour le pays de Harran, où était Laban. Dans le trajet de Beer-Schéba vers Harran!, Iagob cut un songe. Après le coucher du soleil, il posa sa tête sur une pierre au milieu de la campagne, et s’endormit. Dans les belles nuits d'Orient, l’imagination doit être disposée aux beaux rêves. Iaqgob aperçut, pendant son sommeil, une échelle mystérieuse qui allait de la terre au ciel, et, sur elle, les élohim? montant et descendant. La, Tahvé lui promit une postérité innombrable, et à sa race la terre sur laquelle il reposait. À son réveil, Iagob éleva une stèle en cet endroit, dont il changea l’ancien nom de Louz (l’amandier) en celui de Beth-el

1, Gen., XXVIIL.

2, Au-dessous d’Élohim, et le servant, apparaissent les élohim, sortes de dit minores.

(maison de Dieu). Ensuite, ilrepritsa route vers l’Orient,

Près d’un puits, Iagob aperçut trois troupeaux de brebis avec leurs pasteurs, Il dit aux bergers : « Mes frères, d’où êtes-vous ? » Et ils répondirent : « De Harran. — Connaissez-vous Laban, fils de Nahor? — Nous le connaissons. — Est-il en bonne santé? — Il est en bonne santé,et voici Rahel (Rachel), sa fille, qui vient avec le menu troupeau. » Pour les brebis de la jeune fille, Iagob enleva la pierre qui fermait l’ouverture du puits; ensuite, il baisa Rahel, et se mit à pleurer. Ayant appris que l'étranger était le fils de Ribca, la sœur de son père, Rahel courut avertir Laban, qui donna l’hospitalité à Iagob. Avec Rahel, Laban avait encore une fille aînée, Léa (Lia), dont les yeux étaient faibles, tandis que sa sœur était fort belle. A la condition qu’il aurait Rahel?, Iagob consentit à servir Laban pendant sept années. Près de la jeune fille, ce temps ne lui parut que comme quelques jours, parce qu’il l’aimait.

Laban, après les sept ans, fit un grand festin. Mais le soir, au lieu de Rahel, il lui fit passer Léa, et, avec elle, la servante Zilpa (la gouttelette). Pour gagner Rahel, Iagob dut encore servir Laban sept années, Rahel eut Bileä (la craintive) pour servante. Léa, la moins aimée, donna d’abord à Iagob quatre fils : Reôubèn (voyez, Ruben), Schimeün (exaucement, Siméon), Lévi (attachement), Iehouda (la louange, Juda). Désolée de sa stérilité, Rahel fit passer à Jaqob sa servante Bileä 3, « J'aurai ses enfants sur mes genoux, » pensait-elle. En effet, Bileä eut d’abord un fils que Rahel appela Dan (juge), et un second fils qu’elle nomma Naphtâli (ma lutte, Nephtali),

Page 1