Gens, XXXt
du kinnor (la harpe)... Pourquoi m’as-tu volé mes élohim ? » Iagob jura qu’il ne les avait pas dérobés. Laban fouilla en vain les tentes et les bagages; ils étaient dans le bât du chameau sur lequel Rahel était assise et d’où elle s’excusa, sous prétexte qu’elle avait l'ordinaire des femmes, de ne pouvoir se lever,
Après s'être expliqués et avant de se séparer, Iagob et Laban firent alliance. Iaqob prit une pierre et l’érigea en stèle. Puis, sur un monceau de pierres, ils firent ensemble un repas. Cet endroit fut appelé Galeëd ou Mizpa. Après une nuit passée en festins et en protestations d'amitié, Laban baiïsa ses fils et ses filles, les bénit, et retourna dans sa tente,
De son côté, Iagob reprit sa route, un instant interrompue. On lui annonça que son frère Esav, du pays de Séir, venait au-devant de lui avec quatre cents hommes1, Effrayé, il prit deux cents chèvres, vingt boucs, deux cents brebis, vingt béliers, trente chamelles avec leurs petits, quarante vaches, dix taureaux, vingt ânesses, dix ânes, les divisa en deux groupes et les fit marcher devant lui à la rencontre d'Esav. Il espérait que, touché par ces présents, son frère l’épargnerait. Après avoir passé le gué de Plabbog (leffusion), Iagob, pendant la nuit, eut un songe : il se vit luttant seul avec un homme jusqu’à la pointe du jour; le touchant à l’emboîture de Ja cuisse, l’adversaire merveilleux la lui démit. Après avoir donné à Iaqgob sa bénédiction, avec le nom d’Israël (il a combattu contre Dieu), l’homme disparut aux premières clartés de l’aube et quand le sommeil eut quitté Iagob. A partir de ce jour, le fils d’Izehaq fut boiteux. Il donna à l'endroit où il avait vu la face d’Iahvé le nom de Peni-el (face de Dieu),
Jagob aperçut Ésav qui approchait avec ses quatre cents hommes? Ésav courut vers lui, et, se suspen-