Gen., XXXII
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dant à son cou, le baisa en pleurant. Toute la famille d’Iagob se prosterna devant Ésav. Celui-ci voulut refuser le présent considérable que lui faisait son frère, mais Taqob le contraignit à l’accepter. Ésav s’en re tourna à Séir. Poursuivant son chemin, Iaqob s’arrêta dans un endroit où il dressa des huttes (soukkoth) ;
c'est pour cela que ce lieu porte le nom de Soukkoth. Non loin de l’Iardèn, à six lieues au sud de Beisan, on rencontre des ruines du même nom, qui sont probablement celles du bourg fondé par Iaqob.
Le pasteur cherche, pour ses troupeaux, les endroits les plus verts : après avoir séjourné quelque temps dans la vallée de l’Iardèn, Taqob se rappela sans doute la fertilité de celle qui s'étend entre le Garizim et l’Ébal. Il en prit la route avec ses troupeaux et tous les siens. Arrivé aux portes de Schekem, il acheta du roi de la ville, Hamor (l'âne), moyennant cent kessila, l'emplacement de son camp.
Le fils de Hamor, Schekem, voyant que Dina, la fille de l'Hébreu, était belle, l’enleva et la fit ensuite demander pour épouse à son père 1, Les frères de Dina, Schimeôün et Lévi, nés de la même mère, exigèrent qu'auparavant il fût circoncis avec toute sa ville. Hamor et son fils persuadèrent aux habitants de se soumettre à cette cérémonie, en échange de laquelle ils entreraient dans l’alliance de riches étrangers. Profitant du moment où les Schekémites étaient tous affaiblis par la circoncision, Schimeëün et Lévi se précipitèrent dans la ville, l’épée à la main, et, pour venger leur sœur, en tuèrent tous les hommes, en pillèrent les maisons, et firent captifs les enfants avec les femmes. Iaqgob se montra fort irrité de ce qu’avaient fait ses fils; à la suite d’un pareil massacre, il craignait d’être pris en horreur par les Kenaanites,
De là, Iagob se rendit à Beth-el, où il avait vu
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Dieu, lorsqu'il fuyait la fureur de son frèrei. En cet endroit, Iahvé lui étant encore apparu pour lui prédire une nombreuse postérité, il éleva une stèle, y fit une libation et y répandit de l’huile. Il partit ensuite pour Ephratha.
Surprise par les douleurs de l’enfantement, Rahel donna, dans le trajet, le jour à un fils qu’elle nomma Ben-oni (fils de ma douleur), mais qu'Iagob voulut appeler Beniamin (fils de ma vieillesse), Après l'avoir enfanté, Rahel expira. Elle fut ensevelie sur la route d’'Ephratha ; qui devint Beth-léhem (maison de provision). À un mille de cette bourgade, au nord, on montre aujourd’hui le tombeau de Rahel. C’est un oualy musulman avec.une coupole plusieurs fois rebâtie et reblanchie. L'ancien tombeau de Rahel était situé sur la frontière méridionale de Beniamin ?, sans doute à la même place, et consistait en une grotte surmontée d'une stèle, 419
A Migdad-Eder (tour du troupeau), une autre étape de la route, la maison d’Iagob fut souillée par Reôubèn, qui dormit avec Bileä, Ja concubine de son père.
Iagob arriva enfin à Mamré, où il retrouva pour quelque temps seulement Izehaq, qui prolongea sa vie jusqu’à l’âge de cent quatre-vingts ans, Ses deux fils Vensevelirent. Après avoir rendu à son père les derniers devoirs, Esav reprit le chemin de la montagne de Séir. Israël, lui, s'installa à Hébron.
Un drame assez curieux se passa dans la famille d’Israël 3. Son fils Ioseph allait aux champs avec les fils de Bileä et de Zilpa, et lui rapportait leurs mauvaises actions. Sans doute, le jeune homme avait été témoin d’actes contre nature ou même encore plus monstrueux. Peut-être avait-il été sollicité lui-même
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Sam., x, 12.