PRÉFACE. V
de collection, et ses conseils aux rois d’Iehouda, soit tout entier sorti des mains de Mosché (Moïse)?
Aux noms propres j'ai restituë leur véritable orthographe. Pourquoi aurais-je continué d’appeler les persunnages hébreux d’un nom qui n’est pas le leur? Ce dernier système enlève à l'histoire des anciens peuples un2 partie de sa vie et de sa couleur. Donnant, la plupart du.temps, le sens des noms propres, j’élais, du reste, contraint de ne pas prendre le nom vulgaire, inexact, et dont il n'y a pas de traduction possible.
J'ai euconstamment sous les yeux, pour mon travail, le texte original de la Bible. Prétendre écrire l'histoire d'un peuple sans en connaître la langue, n'est-ce pas une chimère? Si parfaites qu’elles soient, les traductions sont toujours péles et infilèles. Qui pourrait rendre les teintes parfois délicates, parfois ardentes de la poësie hébraïque, s’il n’avait lu que dans une version Eschaya (Isaïe) et Iehezgqel (Éxéchiel) ?
Le texte biblique, dans l’état actuel de la science, est insuffisant à qui veut écrire l’histoire d’Israël. Ce peuple a été tellement mêlé aux peuples voisins et leur a fait de si nombreux emprunts que, pour son historien, la connaissance de la Phénicie, de l’Assyrie, de l'Égypte, est indispensable.
Dans le culte d’Israël, il y a des réminiscences des grandes panégyries de Thèbes et de Memphis. Sur les épaules du grand-prétre d’'Iahvé flottent les mêmes ornements que ceux qui couvrent les epaules du grand-prêtre d'Ammon. Le Décalogue a des ressemblances avec le cxxv® chapitre du Livre des Morts.
Les fêtes d'Israël, avec leur caractère agronomique, on les apercoit chez les vieux Sémites, Qui peut voir