Gen., XLv
IAQOB. — IOSEPH. ss
ânesses chargés de présents. Quand ils furent revenus vers Jagob, ïls lui dirent : « Ioseph vit encore, et domine sur Mizraïm. » D'abord Israël ne les voulut pas croire; mais, ayant vu les chars de Mizraïm, il s’écria tout transporté : « Bien! Ioseph vit encore; j'irai pour le voir avant que je meure, »
Avec tous ses troupeaux, avec ses femmes, ses fils et ses nombreux petits-fils, Iagob prit le chemin de Mizraïm 1. À Beer-Schéba, avant de traverser le torrent d'Égypte, lahvé lui” apparut dans un songe de nuit. « Pour moi, lui dit-il, j je descendrai avec toien Mizraïm; je t'en ferai aussi remonter; et Ioseph mettra la main sur tes yeux [pour les fermer]. » Tout réconforté, le vieillard entra dans le pays de Mizraïm. Il put s'installer, avec les soixante-dix personnes qui composaient sa famille, dans la terre de Goschèn. Sur son char, Ioseph l’y vint trouver. Ils s’'embrassèrent en pleurant. « Je puis mourir, dit Israël, puisque j'ai vu ton visage, et que tu vis encore. » Ioseph présenta tout de suite au Per-aa cinq de ses frères, et, après eux, son père Iaqgob?. Le Per-aa dit au vieillard : « Quel est le nombre des années de ta vie? — Les années pendant lesquelles j’ai habité cette terre comme colon sont de cent trente; peu nombreux et mauvais sont les jours de ma vie; ils n’atteignent pas les années qu'ont vécu mes pères aux jours de leur exil. » Après s'être courbé devant le Per-aa, Iagob le quitta pour retourner au pays de Goschèn, à l'endroit où plus tard Ramsès II bâtit la ville qui porta son nom. Ailleurs, les Hébreux n’auraient pu rester, parce qu’ils étaient pasteurs et que la population les eût traités en ennemis. !
Cependant la famine continuait en Egypte. Ioseph, en échange du blé des greniers royaux, acquit au Per-aa les troupeaux et les terres du pays, sur lesquelles