‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 46 sur 244 · Dan a fourni un juge ou héros, Schimschon. Prise de · texte numérisé non relu

Dan a fourni un juge ou héros, Schimschon. Prise de

Laïsch par les six cents Danites.

1AQOB. — I1OSEPH. s9

Pour Ascher, excellent est son pain; I] fournira aux délices du roi.

Naphiâli est une biche mise en liberte, Qui tient de beaux discours.

Joseph est un rameau,

Un rameau près d’une fontaine;

Ses branches s'étendent sur la muraille,

Ils Pirrilent, le criblent,

Ils le traîtent en ennemi, les maîtres des flèches (archers);

Mais son arc reste ferme,

Ses mains sont souples :

[Cela lui vient| du Fort d'Tagob (Tahvé),

Du Pasteur, la Pierre d'Israël.

C’est VEI (le Dieu) de ton pére qui laide,

C’est Schaddaï (le Tout-Puissant) qui te bénit.

[4 toi] les bénédictions du ciel d'en haut,

Les bénédictions de l’abime qui s'étend en bas.

[4 toi] les bénédictions des champs et du ventre (moissons et

[troupeaux nombreux).

Les bénédictions de ton père sont plus fortes que celles des mon- [fagnes (avec leurs fertiles torrents),

Que les agréments des collines éternelles ;

Elles descendent sur la tête d’Ioseph,

Sur le sommet de l'élu de ses frères.

Beniamin est un loup qui dépèce; Le matin, il mange encore, Et, au soir, il partage le butin.

Après avoir ainsi béni dans leurs chefs les douze tribus d’Israël, Iagob exprima, devant ses enfants, ses dernières volontés : « Je suis sur le point d’être ajouté à mon peuple ; ensevelissez-moi avec mes pères, dans la caverne qui est près de Mamré, au pays de Kenaan, et qu'Abraham a acquise d’Éphron, le Hithite. Là, on a enterré Abraham et Sara, sa femme; la on a enterré Izehag et Ribca, sa femme; et la j'ai enseveli Léa, » Ayant achevé de marquer ses dernières volontés, Iagob expira, et fut ajouté à son peuple,

Ioseph tomba sur le visage de son père, et pleura sur lui, et le baisa 1. Il le livra ensuite aux embaumeurs habiles de sa maison, qui lui firent subir les cérémonies ordinaires de la momification. Après lui avoir enlevé le cœur et les entrailles, et les avoir déposés dans des canopes, on le mit, d’après le récit biblique, dans le bain de natron, pendant soixante-dix jours. Les pleureurs et les pleureuses, pendant ce temps, firent sur Iagob la lamentation, comme autrefois Isis et Nephtys avaient fait sur leur cher Osiris. Enveloppé de bandelettes et de parfums, le corps d’Iaqob fut tout prêt pour la maison d'éternité 2,

Ioseph, avec des dignitaires de la demeure du Per-aa, et des sars de Mizraïm,conduisit, de Goschèn dans la terre de Kenaan, la momie de son père. Là, selon la coutume égyptienne, il y eut après la sépulture d’Iagob un deuil de sept jours (temps pendant lequel duraient les fêtes funèbres d’Osiris).

A son retour de Kenaan, Ioseph reçut un message de ses frères qui lui rappelaient qu’Iagob l'avait supplié de leur pardonner. À ce souvenir de son père, Zaphnath Panéah pleura. Ses frères étant venus euxmêmes se prosterner devant lui, en disant : « Nous serons tes esclaves, » il leur répondit : « Ne craignez rien ; suis-je donc à la place d'Elohim? Vous avez médité du mal contre moi; Elohim l’a tourné au bien; c’était pour faire ce qui "est aujourd’hui, pour conserver un grand peuple (le peuple égyptien). Et maintenant, n'ayez point peur. Je vous nourrirai vous et vos enfants. »

Ioseph vécut encore quelque temps, en Mizraïm. Il vit sur ses genoux les petits-fils d’Ephraïm et les fils de Makir (le vendu), fils de Menasché,

. Gen., 1.

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