RER XVI
rendirent, par Ouad Taiyebey, sur le golfe de Suez. En cet endroit, la côte est ouverte; de plus, l’entrée de la vallée leur présentait un assez large espace pour leur campement près de la mer,
Deux routes s’offraient à eux pour gagner le mont Sinaï, l’une par Sarabit-el-Qadim, l’autre par le rivage du golfe de Suez. Ce fut la dernière que durent prendre les Israélites, le chemin par Sarabit-el-Qadim, à travers d’étroites vallées, opposant à une grande caravane, encombrée d’enfants, de troupeaux et de bagages, d’insurmontables difficultés.
Dans le désert, Iahvé n’oublia pas son peuple bienaimé. 11 lui envoya un passage de caiïlles. Du haut des tamaris il fit tomber, pour apaiser sa faim, la manne (présent) qui fond aux rayons du soleil, Mosché apprit aux Benê-Israël à cueillir ce pain céleste, qui, sans l’intervention d’Iahvé, n'aurait pas été assez abondant pour les nourrir, Chaque matin, le jour du schabbat (repos, sabbat) excepté, ils faisaient la provision pour la journée.
À Massa et Mériba (épreuve et contestation), les Israélites, dévorés par la soif, se plaignirent à Mosché 1. De son bâton merveilleux, il frappa le rocher, et en fit jaillir une fontaine.
Au pied du Serbal, les Benê-Israël eurent la joie de pouvoir camper dans le coin le plus fertile de la péninsule, l’ouad Feiran (oasis du Pharaon), où les palmiers répandent une ombre délicieuse et qu’égaye le chant de bulbul. Seulement il leur fallut disputer cet ouad à un essaim de pillards qui vaguaient de l'Arabie sud jusqu’au désert de Kenaan. C’est là probablement l’ancien Rephidim, où eut lieu la lutte d'Israël avec Amaleq. Un jeune Ephraïmite, Ioschoua, fils de Noun, avec une troupe choisie, se précipita contre l’ennemi pendant que Mosché, les bras levés, implorait, sur une hauteur, le secours d’Iahvé.