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pas. — Ne fais pas d’adultère. — Ne vole pas. — Ne te lève pas contre ton compagnon en qualité de faux témoin, — Ne désire pas la maison de ton compagnon. — Ne désire pas la femme de ton compagnon, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton compagnon. »
Voilà les principaux préceptes qu’'Iahvé donna sur le Sinaï. Pour achever de séparer le peuple hébreu des Egyptiens, qui avaient multiplié les sculptures de leurs divinités en or, en argent, en bronze et en terre cuite, toute représentation d’Iahvé fut interdite en Israël, À ces préceptes généraux, Iahvé en joignit d’autres qui entraient dans le détail de la vie et qui seront exposés dans un chapitre spécial.
Comme Mosché demeurait longtemps sur les hauteurs, le peuple, ne le voyant pas descendre, se révolta contre Iahvé 1. C'était une multitude composée d'hommes et de femmes venus de tous pays, rassemblés dans la Basse-Egypte, et où les Bené-[sraël tenaient la place la plus considérable. Il fallait pour les contenir l'autorité ferme de Mosché, son prestige de prophète; lui absent, cette foule était comme un vaisseau sans pilote et sans direction. Aharon était incapable de la guider et de réprimer ses mauvais instincts. Là, dans le Sinaï, il dut lui faire un bœuf d’or avec les pendants d’oreilles emportés d'Egypte. Ce fut au bœuf Hapi (Apis), adoréàa Memphis, que sacrifièrent les Benê-Israël avec Aharon.
Quand Mosché descendit de la montagne, il les surprit dansant autour du Hapi d’or. À cette vue, plein de colère, il brisa les deux stèles sur lesquelles il apportait la loi gravée. La tribu de Lévi, dont il faisait partie, toujours docile à sa voix, et chargée du culte d’Iahvé, prit l'épée (probablement un instrument semblable à la khopesch égyptienne) et frappa vingt mille hommes parmi toute cette multitude. Tou-
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ché des supplications de Mosché et du repentir d’Israël, Iahvé pardonna. Le prophète, après avoir passé encore quarante jours sur la montagne, en descendit, la face rayonnante et tenant à la main deux autres stèles avec la loif.
Après avoir reçu la Thora (loi ou enseignement), le peuple se mit en marche vers la terre de Kenaan. Sa première halte fut Qibroth-Hattaouah, qui peut être identifié avec El-Ebeirig, à l’est de la péninsule. Dans cet endroit, la foule des étrangers et les Benê-Israël eux-mêmes murmurèrent, regrettant les bons repas d'Egypte. Iahvé les rassasia en leur envoyant un nouveau passage de cailles; mais, pour les punir de leur révolte, il fit en même temps tomber sur eux un fléau qui les désola, Aussi ce lieu reçut-il le nom de Qibroth-Hattaouah (sépulcres du désir, ou de ceux qui ont désiré) ?.
De là, les Israélites allèrent à Hazeroth (les enclos), probablement aujourd’hui Aïn - Houdherah, à une journée de marche de El-Ebeirig. À Hazeroth, Aharon et Miriam reprochèrent à Mosché d’avoir emmené avec lui la femme du pays de Kousch (Ethiopie) qu’il avait prise en Egypte 3. Ce devait être une belle Éthiopienne tout particulièrement aimée du prophète et dont la famille de celui-ci ne pouvait supporter l'influence. Plus jalouse qu'Aharon, et plus âpre dans ses plaintes, Miriam fut aussi plus châtiée: la lèpre couvrit son corps; mais, après avoir été séparée du camp peéndant sept jours, elle obtint d'Iahvé sa guérison. Sans doute le nabi (prophète), instruit dans la médecine de Mizraïm, ne fut pas étranger à ce rétablissement.
Quittant Hazeroth, les Bené-Israël entrèrent dans le désert de Paran (Et-Tih actuel) # Guidés par Mos-
TRE STE NE 2. Nomb,, xx.