Nomb., xxr
POÈME DE BILEAM. 03
Ouvre-t-il la bouche pour ne pas accomplir ?
J'ai reçu l'ordre de bénir,
Et je n’y puis rien changer.
On n’aperçoit point d’iniquité en Tagob,
On ne voit pas de mal en Israël.
Iahvé, son Élohim, est avec lui,
Avec lui est la trompette du roi.
C’est El qui l’a fait sortir d'Égypte.
Comme une vigueur de bœuf sauvage est en lui. Il ny à point d’enchantement contre Tagob,
Ni d'augure contre Israël.
Au temps voulu, sera manifesté à Tagob
Et à Israël ce qu'El veut faire.
Voici que ce peuple se lève comme une lionne, Et comme un lion il se dresse.
Il ne se couchera pas avant d’avoir dévoré la proie; Et le sang des percés, avant de l’avoir bu.
Balaq, de plus en plus déconcerté, voulut faire un troisième essai 1, Peut-être Bileäm se résoudrait-il enfin à jeter l’anathème avec l’enchantement sur Israël. Après le sacrifice de taureaux et de béliers, l’Iduméen, levant les yeux, contempla les tribus dispersées dans la plaine, et s’écria: |
Quelles sont belles, tes tentes, 6 Iagob !
Et tes pavillons , 6 Israël!
Comme des vallées elles s'étendent, Comme des jardins dans les ouads, Comme des aloës qu'a plantés Tahvé, Comme des cèdres sur les eaux.
Les ondes s’échappent de ses urnes,
Et sa semence est comme des eaux puissantes.
Plus élevé qu'Agag est son roi,
Tres haute est sa royauté.
EI Va tiré de Mizraïim.