LES CHANSONS D’ISRAEL
Le second lied, c’est le Chant du puits. Arrivés dans le pays qui est aux confins de Moab, les Benê- Israël y creusent une citerne pour montrer qu’ils ont
l'intention de se fixer en cet endroit :
Jaillis, 6 puits, lui chantaient-ils ;
Puits qu'ont ouvert les sars,
Ou creusé les chefs du peuple,
Qu'ils ont façonné (?) avec leurs bâtons \.
Quant au troisième chant, il a été composé l'incendie et la reconstruction de Heschbon:
Entrez à Heschbon ; Elle sera rebätie et restaurée, la ville de Sihon. Car le feu a jailli de Heschbon, La flamme de la cité de Sihon ; Elle a dévoré Ar-Moab Et les Baals des bamoth (hauts lieux) de l’Arnon. Malheur à loi, Moab!
Tu es perdu, peuple de Kamosch.
Et il a livré ses fils comme fuyards Et ses filles comme captives Au roi émorile Sihon.…
sur
Nous les renversons ; Heschbon estdétruit jusqu'a Dibon ;
Nous les ravageons jusqu'à Nophah, Avec le feu jusqu'à Médeba.
Ce qui distingue, dès sa première jeunesse, la poésie hébraïque, c’est le parallélisme, qui consiste dans la répétition sonore de la même pensée sous deux formes différentes et avec à peu près la même quantité de syllabes. Pour qui a lu les hymnes égyptiens, il est évident que les Benê-Israël leur ont emprunté cette sorte de cadence, à laquelle semblent se réduire toutes leurs