VIII PRÉFACE
la Palestine j'ai également tenu compte. Après Robinson, Tobler, Lynch, Van de Velde, Saulcy, Luynes, Guérin, Palmer et Tristram, M. Clermont-Ganneau a semé cà et là, sur la topographie d'Israël et d’Iehouda, des notes fort instructives. Mais, depuis plusieurs années, ce sont les Anglais qui se sont faits les grands explorateurs de la Terre-Sainte. Peuple admirable qui a toujours des ressources prêtes pour la science. Celle-ci lui rend, d'ailleurs, tout ce qu’elle en reçoit. Pendant que nos musées, faute d’arrivages, dépérissent, les voyageurs anglais apportent au British Museum /a Palestine, l'Égypte et surtout Babel et Assour.
Ai-je fait une histoire avec le texte original de la Bible, les inscriptions phéniciennes, assyriennes, égyptiennes et les récentes données géographiques, sans me préoccuper de ce qui a été écrit avant moi? Je m’en serais bien gardé. Il faudrait être doué d’une grande infatuation pour se priver volontairement des secours fournis par des travaux tels que ceux de Gesenius, d’Ewald, de Grætz, de Movers, de J. Wellhausen. En dehors méme de l’histoire d'Ewald, que de renseignements précieux dans ses Iahrbücher ou Annales de science biblique! Dans le chemin ouvert par un prêtre de l’Oratoire, Richard Simon, que l’on peut considérer comme le père de la critique biblique, l’ Allemagne s’est jetée avec ardeur et à la fois avec patience. Elle a entassé ses recherches sur Israël et sur sa littérature. Je signalerai parmi les récents travaux l'Histoire de la littérature biblique de Furtx, l'Histoire littéraire de l'Ancien Testament de Noldecke et surtout la grande œuvre de Delitzsch. M. Kuenen, dans La Religion d'Israël, m'a aussi été précieux. On saura, du reste, par les notes