LE DOGME
portes et dans ses vallées. Les Babyloniens, de même race que les Hébreux, avaient aussi leur lieu souterrain, C’est là que la déesse Ischtar, dans un beau poème, descend pour retrouver son amant.
Avant sa lutte suprême contre les Pelischtim, Schaôul va consulter la magicienne d’En-dor et lui demande d'évoquer l’ombre “de Schemouël (Samuel). Le nabi, couvert d’une longue robe, apparaît. « Pourquoi m ’a52 tu troublé, dit-il à Schaëul, en me faisant monter? Demain, toi etites fils, vous serez avec moi. » Dans cette scène étrange se découvre encore la pensée juive d’un lieu souterrain où les hommes mènent leur existence d’outre-tombe?, Par la Thora, la nécromancie ou consultation de l’âme des morts est interdite, ce qui montre bien qu’en quittant cette vie, l’homme, dans la croyance d’Israël, n'était pas mort tout entier ”
Cependant il faut avouer que c’est principalement sous la forme de la résurrection des corps qu'Israël, comme l'Égypte, a conçu la survivance de l'homme après cette vie.
Cette exposition des principaux dogmes religieux d'Israël, dont les premiers germes du moins sont déposés dans la Thora, rendra plus compréhensibles les préceptes mosaïques et l’organisation religieuse et civile du peuple.
Seul parmi ses frères, Lévi n’avait pas eu de territoire particulier dans a terre de Kenaan. Ioschoua, de concert avec le grand cohène Éléasar, l'avait ré pandu dans quarante- huit villes d'Israël ‘; c'était aux Lévites qu'était remis le soin de veiller à ce que, dans toute la Palestine, la pureté de Ja doctrine et du culte ne fût pas altérée, Bien que, sur les collines. les bamoth (hauts lieux) d’Iahvé, comme ceux de Baal, se dres-
1. Oppert, L’Immortalité de l’äme chez les Chaldéens. DAS At ENT