‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 91 sur 244 · Jos., xx1, 13 et suiv · texte numérisé non relu

Jos., xx1, 13 et suiv

sassent de toutes parts, il y avait cependant pour honorer l’Élohim des Hébreux un-point spécial où l’on se rendait de tous côtés, et où résidaient plus particulièrement les Aharonïides, ou descendants d’'Aharon. Au commencement, c'était Guilgal. Plus tard, on choisit un endroit plus central, la colline de Schilo en Ephraïm. La, on porta la tente de convocation avec la barque d’alliance et l’autel. |

Mosché, au désert, voyant le peuple se prosterner devant le taureau Hapi, avait compris qu’il fallait à cette foule quelque trace matérielle de la Divinité. Il avait fait construire la tente de convocation, l’Ohel- Moëd. A son appel, le peuple apporta à profusion V’or, l’argent, sans doute aussi le lapis-lazuli, pour la décoration de la tente et le mobilier sacré.

Deux artistes, parfaitement initiés auxvarts de l'Egypte, Besalel, d’Iehouda, et Oholiab, de Dan, furent chargés de ‘façonner les ustensiles de la tente : l’orfèvre Besalel fit avec son marteau les vases sacrés; Oholiab tissa et broda les tentures, ainsi que les habits sacerdotaux 1.

Quant à l’Ohel-Moëd lui-même, il se composait de deux parties : le Mischkan (habitation) et un parvis qui l’entourait de tous côtés. Le Mischkan lui-même comprenait : le lieu saint et le lieu très saint 2.

Dix coudées formaient la hauteur du Mischkan, qui en devait compter trente de longueur. C’est à dix coudées encore que Josèphe, Philon et les rabbins 3 ont évalué Ja distance entre les parois, si l’on excepte le fond de la tente, où les planches avaient été plus rapprochées les unes des autres. La boiserie était d’acacia doré avec soin, et recouverte de tapis multico-

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