‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 95 sur 244 · Chron., xxiv · texte numérisé non relu

Chron., xxiv

4. Ex., xxxix. — Saulcy, Recherches sur le costume sacerdotal chez les Juifs. Revue archéologique, 1869, pag. 91-115.

L’éphod brillait par-dessus le méhil. C'était une veste de fin lin où paraissaient les couleurs d’hyacinthe, de pourpre et de cramoisi, et que pressait à la taille une splendide ceinture de même composition. L’éphod avait des manches; il était retenu en haut par deux épaulières dont chacune portait, sertie dans un chaton d’or, une sidoine sur laquelle étaient marqués les noms de six fils d’Iaqgob. Brodé et composé des mêmes matières que l’éphod, de forme carrée et pliée en deux, avec un zéreth ou demi-coudée de longueur et une demi-coudée de largeur, le pectoral du jugement (heschen) devait reposer sur la poitrine du cohène- hagadol, entre les épaulières. Il était soigneusement relié à l’éphod par deux chaînettes d’or et des anneaux d’or. Douze pierres précieuses, enchassées dans l’or et décorant le pectoral, portaient le nom des douze fils d’Iagob. Voici, d’après Josèphe, la matière de ces pierres précieuses : sardoine, topaze, émeraude, grenat ou escarboucle, jaspe, saphir, liguris (?), ), améthyste, agathe, chrysolithe, onyx," béril 1. C'était a l'Egypte que Mosché avait emprunté le pectoral comme l’éphod. Dans ce pays, les grands-prêtres, juges en même temps, avaient autour du cou un symbole de pierres précieuses, appelé vérité, et qui pendait à une chaîne d’or. C’est entre les deux bandelettes de l’éphod du grand-prêtre égyptien que reposait le zodion, auquel était attaché le nom de vérité 2,

Sur le pectoral du cohène-hagadol paraissaient l’ourim et le thoummim, par lesquels le grand-prêtre rendait des oracles. Nous n’avons sur eux, dans le Pentateuque, aucun renseignement, et, malgré "de nombreux travaux, on n’a pu obtenir, à Jens sujet, aucune clarté satisfaisante. Le mot ourim a pour étymologie or, lumière, et thoummim doit venir de thaman, intégrité,

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