‹ Histoire d'Israel (volume 2)Chapitre 96 sur 244 · Josèphe, lieu cité · texte numérisé non relu

Josèphe, lieu cité

2. Élien,, Hist, div.,. 1 xIV, ©. xxxiv. — Diod, de Sicile, Î. 1, C.'LXXV,

H1 paraît que ces expressions si mystérieuses marquent, plutôt que la matière des objets, l'infaillibilité des oracles qui en dépendaient.

Quant à la coiffure du grand-prêtre, c'était une sorte de turban disposé en couronne, et recouvert d’un voile blanc qui descendait jusqu’au front, Une lame d’or de deux doigts de large, allant d’une oreille à l’autre, et portant ces mots : Qodesch le Tahyé (Sainteté d’Iahvé), était placée sur le turban, que l’on appelait miszenophet. os.

Tel était le costume particulier du cohène-hagadol, dont rarement la pompe était déployéel. Ordinairement il portait celui des simples cohanim, la coiffure exceptée. Quand il s’avançait dans sa majesté devant le peuple, tout Israël était ravi d’admiration. Voulant exprimer tout ce qu’il y a de beau dans l’union fraternelle, un poète hébreu ne trouve rien de mieux que de la comparer au grand-prêtre paraissant aux panégyries d’Iahvé :

Voyez, quelle chose excellente ct belle

Que des frères demeurent unis!

[C’est] comme l'huile exquise qui de la tête Découle sur la barbe,

La barbe d'Abaron,

Qui flotte sur le bord de sa robe?,

Le cohène-hagadol, descendant d’Éléasar, fils d’Aharon, avait, en même temps qu’un costume particulier, des privilèges tout spéciaux. A Jui seul appartenait d'entrer dans le Saint des saints une fois l’an, au grand jour de l’expiation,

Il semble que, du moins à partir d’une certaine époque, il y ait eu, en Israël, comme un vice-grandprêtre appelé sagan. Nommé aussi memunneh, il était

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chargé, en temps ordinaire, de veiller au service du temple, et, quand le cohène-hagadol en était empêché, de remplir ses fonctions f,

Comme tous les sacerdoces de l'antiquité, celui d’Israël avait ses revenus réguliers. Des quarante-huit villes ou bourgs lévitiques, les prêtres en possédaient treize?., À eux appartenaient les prémices des récoltes, du vin, de l’huile, de la farine, la première laine dans la saison où l’on tond les brebis. Les prémices devaient représenter au moins la soixantième partie du produit total d'Israël 3, Les cohanim avaient encore droit à tout objet consacré par un vœu #, à certaines amendes et à certaines restitutions de biens volés, quand la partie lésée n’avait pas d’héritier ÿ, à l’argent avec lequel on rachetait les premiers-nés des hommes. À eux devaient également être remis l’épaule droite, l’estomac et la mâchoire des animaux tués pour l’usage des particuliers.

Il y avait encore des objets qu’ils étaient tenus de consommer devant le sanctuaire : les parties des offrandes publiques et privées qui n'étaient pas brûlées sur l’autel, la poitrine et l’épaule droite des sacrifices pacifiques, la peau des holocaustes, la chair des sacrifices de péché, dont la graisse cependant était détachée pour fumer devant Iahvé 6.

Tels étaient les revenus des cohanim d’Israël. Sans doute le cohène-hagadol en prélevait une part assez considérable 7, Pour soutenir sa haute dignité chez un peuple qui attachait tant d'importance et de considération à la richesse, et qui la regardait comme une

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