LES SACRIFICES
marque de la bénédiction d’Iahvé, une grande fortune ne lui était-elle pas nécessaire P
Après avoir dépeint avec l’Ohel-Moëd l’organisation de la tribu de Lévi, il faut décrire le culte tel qu’il apparaît dans le livre de la Thora.
Comme en Egypte et en Kenaan, c'était surtout dans les immolations d’êtres animés et dans l’offrande de fruits de la terre que consistait, chez les Hébreux, le culte extérieur.
On comptait trois espèces dessacrifices : l’holocauste (ola), les sacrifices expiatoires et les sacrifices pacifiquesi,
Pour l’ola, le cohène pouvait accepter une pièce mâle et sans défaut de gros bétail, des tourterelles et des pigeons, des gâteaux de fleur de farine sans levain et arrosés d’huile. On offrait encore, parmi les dons des prémices, un épi mûr rôti au feu, baigné d’huile et couvert d’encens. C'était le cohène qui brülait les holocaustes sur l'autel, excepté la peau, dont il devenait le maître ?, Nombreux étaient les apports qui provenaient de ces sacrifices. Outre les holocaustes ordinaires, il y avait ceux des Nazaréens à la fin de leur vœu, des lépreux, des femmes en couches, de tout ce qui était atteint d’une impureté légale et obligé de se venir purifier à l’Ohel-Moëd et, plus tard, au temple .
Les sacrifices expiatoires étaient soumis à des prescriptions plus nombreuses que les holocaustes. Quelqu’un avait-il violé un précepte de la Thora, il était tenu de présenter un jeune bœuf, sans défaut, dont on
1. Si l’on veut connaître les rapports entre les sacrifices chez les Hébreux et les sacrifices chez les Phéniciens, voir linscription de Marseille, qui est une sorte de Rituel, (Schrôder, Die phônizische Sprache, p. 237-247.)