Nombr., vi, 11 et
A. Levi; xEV,UIS.
EE
brûlait la graisse et les deux rognons devant Iahvé; la peau de la bête, sa tête, ses jambes, ses entrailles, sa chair subissaient la combustion hors du camp. Si c'était Ja communauté qui avait péché, les anciens ou chefs de famille devaient faire la même offrande. L’Hébreu peu aisé substituait aù bœuf une chèvre sans défaut ou une jeune brebis. Tout Israélite, témoin d’une imprécation et nel’ayant pas déclarée, ou bien qui avait blasphémé lui-même, ou touché le cadavre d’un animal impur, ou contracté une autre souillure, devait offrir soit une jeune brebis, soit une chèvre. Pauvre, il n’était tenu qu’à présenter deux tourterelles ou deux pigeons , l’un comme sacrifice expiatoire, l’autre comme holocauste. Si, par hasard, sa misère était extrême, il se contentait d'apporter un dixième d’épha de fleur de farine, sans y ajouter l’huile et l’encens des holocaustes 1.
Le sacrifice pacifique était le fruit d’un vœu, ou d’un mouvement pieux, ou d’un bienfait dont le fils d'Israël voulait remercier Iahvé 2. La loi ordonnait aussi quelques sacrifices pacifiques, comme le bélier qu’apportait le Nazaréen en même temps qu’il présentait un holocauste 3, À la fête des prémices, l’'Hébreu amenait deux agneaux d’un an # qui appartenaient aux seuls cohanim. Des autres pacifiques le cohène n’avait que la poitrine et l'épaule droite, le reste de la victime faisant les frais d’un grand repas auquel la communauté était conviée et d’où semblent être nées plus tard les agapes chrétiennes.
Outre les victimes choisies pour ces trois espèces de sacrifices, il en était deux, la génisse et la vache rousse, que l’on immolait dans des circonstances toutes particulières, Quand on trouvait dans la campagne le