LES SACRIFICES
corps d’un homme assassiné, les anciens ou chefs de famille des villes environnantes se réunissaient. Après qu’on avait bien reconnu quel était l’endroit le plus proche du lieu de l'assassinat, les anciens de cette cité ou de ce bourg étaient tenus de prendre une génisse qui n’avait pas encore labouré et de la conduire dans une vallée pre et inculte. Là, après avoir brisé la nuque à la génisse, les anciens, en présence des cohènes, se lavaient les mains sur la victime frappée dans la vallée et chantaient :
Nos mains n’ont pas répandu ce sang,
Et nos yeux ne l’ont pas vu.
Aie compassion de ton peuple d'Israël, que tu as délivré, Tahvë. Et le sang dont il est innocent ne l’impule pas à ton peuple !.
Le coupable étant inconnu et n’expiant pas son crime, la génisse immolée servait, en sa place, d’expiation.
La vache rousse, dans la plénitude de l’âge, mais vierge du joug, était immolée et tout entière brûlée par le cohène-hagadol, avec du bois de cèdre, de l’ézob et de la laine teinte en rouge. Avant la combustion, le successeur d’Eléasar, de son doigt trempé dans le sang de .la victime, aspergeait sept fois l’entrée de l’Ohel-Moëd. Les cendres de la vache étaient recueillies pour servir à faire l’eau lustrale qui purifiait du contact des cadavres 2. Peut-être cette vache ainsi brûlée représentaitelle le péché et l’impureté; la couleur rousse chez les Egyptiens semble avoir été celle de T yphon, le principe mauvais 3. Voila sans doute pourquoi les Hébreux avaient choisi une vache de cette couleur comme victime pour le péché,
Les sacrifices pacifiques et les holocaustes étaient ac-