Nombr.,x, 7 et suiv
IEHOUDA MAKKABI. 157
les jeunes mariés, ceux qui venaient de planter une vigne ou de bâtir une maison 1. Âvec le reste, c’està-dire environ trois mille hommes, mal équipés, mais armés d’un grand courage et d’un fanatisme plus grand encore, il se posta au “sud d'Emmaoüm. Averti par ses espions que Gorgias allait se détacher du camp ennemi pour de surprendre pendant la nuit, il échappa à Gorgias qui se lança à sa poursuite dans les montagneë.
Devant le reste des Syriens, le Makkabi parut le matin avec ses trois mille hommes, qu’il avait harangués deux fois. Il culbuta les ennemis, qui gagnèrent la Philistie, Guézer, Aschdod et Iabneh, après avoir laissé trois mille hommes couchés à Fn:maoüm et dans la plaine.
Cette troupe vaincue, restait encore à détruire la bande de Gorgias, si imprudemment engagée dans les montagnes. Elle comptait cinq mille fantassins et sept mille cavaliers. Au débouché d’'Emmaoüm, Iehouda les attendit. Rien ne peut rendre la stupeur des Syriens, quand ils virent que de leur belle armée il ne restait plus rien dans la plaine. Les frappant, le Makkabi les rejeta dans la Philistie. Après quoi, les Juifs purent saccager le riche camp syrien, regorgeant d’or, d’argent, et de pourpre.
Lysias, à la nouvelle de ce désastre, ne se découragea pas. L’année suivante (165), rassemblant soixante mille fantassins d’élite et cinq mille cavaliers, il accourut lui-même en Judée. Le Makkabi campa à Beth- Zour, à cinq lieues environ au sud d’ Ierouschalaim. Avec dix mille hommes seulement, mais dans lesquels il avait fait passer toute son âme, Iehouda rompit l'armée de Lysias, qui laissa dans les champs de la Judée dix mille des siens. Le gouverneur de la Syrie rentra dans Antiokhéia, pour y méditer de nouvelles attaques contre le peuple d’Iahvé.