I Macc., 1v
« Montons maintenant à Ierouschalaïm ! » s’écrièrent, après leur victoire, les fidèles Israélites. Elle offrit à leur regard, la ville sainte, un bien navrant spectacle. Dans les cours du temple, s’enlaçaient les ronces comme dans un bois; l'autel, souillé par les porcs impurs, se dressait triste, attendant d’être purifié. On le démolit, et l’on en construisit un semblable. Le mobilier sacré fut renouvelé. Au temple on porta le: chandelier à sept branches, dont les flammes éclairèrent la maison d’Iahvé; sur l’autel des parfums on fit fumer l’encens ; sur la table parurent les pains de proposition.
Le 2$ de kislev (novembre 16$), il y eut comm une nouvelle dédicace du temple, au bruit des lyres, des kinnors et des cymbales, et avec des chants Iyriques qui jaillissaient du cœur des prêtres israélites.
Moins beaux sans doute furent ces chants que ceux de l’époque de Schelomo. Depuis la captivité, il ya, pesant sur Israël, le voile sombre de la Thora et du rabbinisme. Ce n’est plus la vie libre et radieuse des anciens temps,
Huit jours durèrent les fêtes de la dédicace, dont il fut décidé que, chaque année, on ferait l’anniversaire.
Pour protéger Zion, des murailles et des tours se dressèrent. On fortifia aussi la petite ville de Beth- Zour, à droite de la route de Hébron.
Toujours hostiles, les nations voisines, repoussées violemment du sein d’Iahvé, se mirent à massacrer des Juifs. Sans doute, elles étaient exaspérées de voir Israël se rétablir. Le Makkabi tira de ces Ge à une vengeance effroyable.
Les Iduméens, chassés de leur pays par les Nabathéens, s'étaient établis dans l’ancien territoire juif: une partie, à l’ouest, dans la Gabalène, où ils possédaient les villes de Marescha, Adora, Betgabris; et l’autre partie, à l’est, dans le voisinage de la mer Morte. Ce district s’appella l’Idumée. Les Edomites s'étaient même emparés de Hébron, et nourrissaient l’espoir de posséder tout le pays juif. Dans la détresse
IE DA MAKKABI. 19
des Israélites sous Antiokhos, ils s'étaient comportés comme autrefois, au temps de la captivité. Le Makkabi commença par écraser les bèn- Ésav dans l’'Akkrabatène et par les chasser de leurs territoires.
Dans les tours où ils s'étaient enfermés, il brüla des pillards appelés par le livre des Makkabées Baïanites. Malgré son armée commandée par Timothéos, Ammon tomba entre ses mains. La ville charmante d’Iaézer, sur la rive sud du Zerka-Maïn, où Timothéos s'était réfugié près de son frère Kaïréas, il la prit d’assaut et la livra à l’incendie.
Le feu montant d’Iaézer ne fit qu’enflammer davantage les haines féroces nourries partout contre Israël. Dans le pays de Guileäd, le sang des Juifs coula. Ceux de la Galilée arrivèrent, les habits déchirés, devant Iehouda, pour lui apprendre qu’à Ptolémaïs, à Tyr, à Zidon, dans toute la Galilée des gentils, on les opprimait horriblement.
Après avoir consulté le grand synhédrin, le Makkabi vola vers Guileäd avec son frère Ionathan, laissant à Schimeëün le soin d’exterminer les ennemis de la Galilée. Ioseph et Azaria, en leur absence, durent garder le pays, mais éviter toute lutte avec les Gentils.
Avec trois mille hommes, Schimeôn fit reculer, jusqu’à Ptolémaïs, les Grecs où Macédoniens qui opprimaient la Galilée, et leur tua trois mille hommes.
De son côté, franchissant l’Iardèn, le Makkabi entra dans la Pérée et marcha sur Bozra. Il la pilla, en égorgea tous les mâles; après quoi, il se donna la joie d’en contempler l'incendie.
Non loin de là, dans un lieu élevé, les Juifs s’étaient réfugiés pour échapper à Timothéos. Averti par des Nebayoth (Nabathéens), le Makkabi sut que bientôt ses compatriotes allaient être, en cet endroit, massacrés par l’Ammonite. Le lendemain du sac de Bozra, au moment où Timothéos, au son des trom-