II Maccab., xiv
IEHOUDA MAKKABI, 16$
. Nikanor. Sa bande se précipita contre l’armée syrienne, qui fut rompue et dont le chef tomba parmi les percés. Alors la débandade commença, avec le fracas des chars brisés sur le chemin. Les villages juifs se levaient pour se joindre au Makkabi, ardent à la poursuite des Syriens, dont on fit un grand massacre.
La tête coupée de Nikanor pendit aux murs d’Ierouschalaïm. Avant cette dernière campagne, il avait de la main droite désigné le temple, en s’écriant : « J’y mettrai le feu, à mon retour victorieux,» Cette main droite détachée du bras, on la vit également, toute sanglante, fixée aux murailles de la ville (160).
Le 13 adar, jour de cette bataille où Nikanor tomba de son char, devint un anniversaire de fête pour Israëli. Ce fut l’yom Nikanor (jour de Nikanor). k
Alkimos, le cohène-hagadol, se coucha avec ses pères. La légende entoura sa mort de circonstances étranges. Pour avoir démoli le Soreg ou barrière en bois, plantée entre l’avant-cour intérieure et l’avant-cour extérieure du temple et que ne devaient.franchir ni les Gentils ni les Juifs souillés par un cadavre, Alkimos fut, d’après Iosèphe, frappé d’une paralysie qui ne tarda pas à l’enlever?2. Un midrasch le représente, accablé de remords, et se châtiant lui-même par un suicide accompagné de souffrances atroces : il voulut s’infliger à la fois la lapidation, le supplice du feu, celui du glaive, et celui de la strangulation. A une poutre enfoncée en terre, il attacha une corde, entassa du bois qu’il entoura de pierres et dont il fit un bûcher devant la poutre ; au milieu du tas de bois, il planta un glaive; puis il mit le feu sous le bois et les pierres. A la première étincelle, il se pendit; cependant le feu fit des progrès, rompit la corde, si bien qu’il tomba dans