J. Derenbourg, Essai, p
2 Anqe JU, XILIX, Se
les flammes, fut atteint du glaive et enseveli sous la masse de pierres qui s’écroula 1,
Alkimos, plus ambitieux que novateur, avait occupé, pendant quatre années, le souverain pontificat. O nfêta le jour de sa mort comme l’yom Nikanor et les autres jours mémorables d’Israël 2.
Sept ans, les Syriens laissèrent le grand cohénat sans titulaire. Il y eut probablement à cette époque, pour remplir les fonctions sacerdotales, un vicegrand-prêtre avec le titre de Sagan. Le premier livre des Makkabées, copié et embelli par Iosèphe, a beau nous livrer un sénatus-consulte d’après lequel Rome aurait fait alliance avec Iehouda, souverain pontife, il est infiniment probable que le rude Makkabi ne prit jamais ce titre pacifique à.
C'était un héros, et non un prêtre. Sa mort fait rejaillir un éternel honneur sur sa race. Démétrios envoya contre les Juifs de nouvelles troupes commandées par Bakkhidès. Celui-ci descendit en Galilée, s’empara de Kesouloth, à l’entrée de la grande plaine d’Isréël, et y mit le feu. Comme il approchaït d’lerouschalaïm, Iehoudà, inquiet sans doute sur les dispositions nouvelles des Hassidim, quitta la ville. Suivi de bandes mobiles prêtes à le quitter à toute oscillation de sa fortune, le Makkabi se vit à Eléaza, où il avait établi son camp, sur le point de rester seul. De trois mille hommes qu'il avait, huit cents demeurèrent fermes ; le reste, effrayé par la masse de l’armée syrienne, en quelques jours s'était débandé #,
lehouda jugea que, sans tarder, il fallait marcher sur l’ennemi. I] semble que les désertions aïent fait naître dans cette âme profonde un grand désespoir et qu’il ait voulu mourir. « Levons-nous et marchons, »
1. Bereschit rabba, ch. 1xv, et Tabkout, 1, v. 115. 2. Meguillath taannith.