‹ Histoire d'IsraelChapitre 107 sur 311 · Macc., 1x · texte numérisé non relu

Macc., 1x

(IEHOUDA MAKKABI,. — DANIEL. 167

s’écriait-il. En vain ses plus héroïques compagnons essayèrent de le retenir : « Si notre heure est venue leur répondit-il, mourons utilement pour nos frères, sans laisser de tache à notre mémoire. »

Tout le jour dura la lutte. Il était beau de voir ces huit cents héros aux prises avec une armée syrienne. Le Makkabi se battit comme un lion, enfonça l'aile droite des ennemis où était Bakkhidès et la poursuivit jusqu’à Aschdod. Mais le reste des Syriens retomba sur lui, et, après une résistance prodigieuse, Iehouda se couchà parmi les morts (161).

Jonathan et Schimeün, ses frères, prenant son cadavre, l’ensevelirent à Modin, dans le sépulcre de leur père. Tou: Israël, comme sur les héros des premiers jours, fit sur lui la lamentation. Le refrain du chant

. funèbre semble avoir été emprunté à la belle poésie de David, sur la mort de Schaôul :

Comment est-il tombé, le guibbor (héros) Le sauveur d'Israël ?

La puissance et le triomphe des grands empires païens troublaient profondément la conscience juive. Au milieu des persécutions, des luttes sanglantes, des trahisons d’hellénisants, naquit comme une nouvelle forme de la prophétie, l’Apocalypse, où le poète, sous le coup de l’enthousiasme politique et religieux, prend le ton du prophète et raconte les événements, non comme passés, mais comme futurs. Il met son œuvre sous le nom de quelque ancien universellement vénéré.

Dans les Apocalypses, il y a une partie eschatologique, traitant de la fin des choses, et faisant luire aux yeux des fidèles un avenir idéal, pour les aider à supporter les misères et les iniquités dont ils sont écrasés.

La première en date des Apocalypses est celle de Daniel, écrite, sans doute, sous l’héroïque [ehouda 1.

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