‹ Histoire d'IsraelChapitre 132 sur 311 · I. Antig. jud., XIV · texte numérisé non relu

I. Antig. jud., XIV

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demande des prêtres un grand vent, qui détruisit dans toute la contrée la récolte, de telle sorte que le boisseau de froment se vendit onze drachmes.

Après Assour et la Grèce, Rome devait poser son pied lourd sur la terre d'Israël. Jusque-là elle avait tout soumis. Le petit peuple des Iehoudites tenta son . ambition.

Pompéius, occupé à dompter Tigrane, roi d’Arménie, avait envoyé Scaurus à Damesseq, d'où il pouvait surveiller à la fois les officiers de Syrie et de Palestine. Le lieutenant romain, quittant la riante ville, sise près de l’Arbana et du Parpar, s’achemina versla Judée, Dès qu’il y fut entré, il reçut à la fois les ambassadeurs d’Aristoboulos et ceux de Hyrkanos, qui venaient implorer son amitié, Les premiers lui proposaient, de la part de leur maître, 400 talents; les autres, une somme à peu près égale. Jugeant Aristoboulos plus solvable que son frère, Scaurus lui accorda son alliance.

Scaurus enjoignit à Haréthath de s’éloigner d’Ierouschalaïm, s’il ne voulait devenir l’ennemi des Romains. L’Arabe, effrayé, se retira sur Philadelphia, nom grec de la vieille Rabbath-Ammon,

Sans doute avec l’aide de Scaurus, Aristoboulos écrasa Varmée de Haréthath à Kapyron (?), lui tuant six mille hommes avec le frère d’Antipater, Phalion (65).

À ce moment, Aristoboulos put avoir l'illusion qu’il : serait désormais tranquille roi des Juifs. Le lieutenant de Pompéius s'était retiré à Damesseq. Actif, - comme son père, le nouveau roi se jeta sur les territoires des peuples voisins, et, pour affirmer sa souveraineté complète sur les Iehoudites, frappa des monnaies dont aucun exemplaire toutefois n’a sé retrouvé.

Dans ses douces illusions il vécut deux années, de 6$ à 63.

Pompéius étant venu lui-même à Damesseq, Aristoboulos lui fit porter une vigne d’or de $00 talents, que l’on put voir, à Rome, quelque temps après, dans

PRISE D’IEROUSCHALAÏM PAR POMPÉIUS. 21II

le temple de Jupiter Capitolint, Cependant Antipater intriguait fort.

A Dion, Pompéius manda les deux frères, qui durent s’expliquer à nouveau. Hyrkanos, l’aîné, parla de ses droits méconnus, de la violence avec laquelle Aristoboulos l'avait dépouillé de tous ses titres. Après avoir blâmé le frère cadet, Pompéius les renvoya tous les deux, promettant de régler leurs affaires quand il aurait terminé la guerre avec les Nabatéens,

Avec lui Hyrkanos avait amené mille Iehoudites, des Parouschites sans doute, que lui avait gagnés Antipater et qui ne furent pas sans influer sur l'esprit du

Romain.

Il semble aussi que bon nombre d’Iehoudites, à cette époque, soient allés porter à Pompéius leurs plaintes contre le pouvoir royal que les Haschmonides avaient peu à peu usurpé en Israël, de cohènes-hagadols en venant à se déclarer rois.

Pour passer chez les Nabatéens le Romain devait traverser la Judée. Mécontent, portant aussi dans les veines le sang héroïque de Mattathia, Aristoboulos II tenta de s’opposer au passage de l’armée romaine dans les champs d’Israël.

Pompéius, traversant Pella et Beth-scheän, vint à Koréæ, ville frontière des Iehoudites, entre l’Iardèn et la montagne d’Ephraïm. Aristoboulos s'était enfermé dans une forteresse, Alexandrion, postée sur le haut d’une colline et à peu près inaccessible, Pompéius lui ayant ordonné d’en descendre pour le venir trouver, il lui obéit trois fois. En même temps qu’il sollicitait du Romain la royauté, il se préparait, en cas de refus, à une défense désespérée,

Pompéius, cependant, lui fit signer une lettre à tous les chefs de forteresses juives, leur enjoignant de livrer chacun sa place forte aux Romains. Pressé par la force, Aristoboulos s’exécuta, mais prit aussitôt sa

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