‹ Histoire d'IsraelChapitre 133 sur 311 · Josèphe, Antig. jud., Liv. XIV, c. 1x · texte numérisé non relu

Josèphe, Antig. jud., Liv. XIV, c. 1x

course vers Jerouschalaïm, où il rassembla tous ses moyens de défense.

Après avoir d’abord campé à Ieriho, ville des palmes et du baume, Pompéius tomba un beau matin en face d’Ierouschalaïm 1, Devant la belle ordonnance de l’armée romaine, Aristoboulos II sentit fléchir tout son courage. Il se présenta devant Pompéius, lui promit de l’argent et de le recevoir dans Ierouschalaïm. Mais quand Gabinius, lieutenant des Romains, vint avec des soldats pour prendre l’argent et occuper la ville, les partisans d’Aristoboulos le repoussèrent.

Le malheureux roi était resté comme otage aux mains de Pompéius, qui commença le siège d’Ierouschalaïm.

Dans la ville deux partis s'étaient formés : celui de Hyrkanos ou d’Antipater, ami des Romains, préchant la soumission, et celui de la guerre à outrance, qui comptait les amis d’Aristoboulos. La ville ayant été livrée à l’ennemi, les patriotes se retirèrent dans l’'Hiéron, sur la montagne du Moriä, d’où ils subirent

-les assauts de l’armée romaine jointe aux partisans de Hyrkanos.

Avec des machines qu’il fit venir de Zour, Pompéius battit l’Hiéron, qui succomba après trois mois de siège, en Sivan (juin 63).

I1 fut effroyable en cette journée, le massacre des Juifs. Douze mille inondèrent de leur sang la montagne sacrée.

Beaucoup se jetèrent du haut en bas des murailles; d’autres, mettant le feu aux maisons, s’y laissaient brûler. Abschalom, beau-père et oncle d’Aristoboulos, fut parmi les prisonniers,

Pénétrant dans le Saint des saints avec un grand nombre de ses soldats, Pompéius y vit ce qui doit seulement tomber sous les yeux du grand-prêtre; mais il ne toucha ni aux parfums, ni au chandelier, ni à la

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