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PAROUSCHITES ET ZADDOUQITES,. 225
Mais, en face de lui, se lèvent les Hassidites, et surtout leurs jeunes disciples entraînant avec eux la masse de la nation. A la tête du mouvement se tient une famille sacerdotale, mais secondaire, celle d’Ioarib.
Les Hassidites, gens pieux, voués à la spéculation, n’ont peut-être pas toutes les vertus héroïques que demandent les circonstances. Aussi les voit-on dans la poussière de la bataille disparaître ou plutôt se scinder en deux branches, les Parouschites et les Esséniens : les plus ardents se jetèrent dans la mêlée; les plus doux, gardant leur vie savante et recueillie, devinrent les Esséniens d’En-gueddii,
Le traité Aboth (I, 4) nomme l’Hassidite Iosé bèn- Ioéser de Céréda, en tête des docteurs illustres qui ont créé la Périschouth (le Pharisaïsme). Ennemi implacable de la domination syrienne, bèn-loéser rassembla pour la lutte les Iehoudites éminents 2, De race sacerdotale, il avait rompu avec sa caste. Sa fin fut tragique. Attiré dans le camp syrien Bar Alkimos, son neveu, lindigne grand-prêtre qu ’imposait a Îehouda Démétrios Soter, Iosé bèn-Ioéser fut mis en croix; et soixante de ses compagnons périrent.
Les Zaddouqgites rentrèrent dans He avec Alkimos et s’y livrèrent contre leurs ennemis, c’est-à-dire contre les Hassidites etles Parouschites, à de terribles représailles.
Quand Iehouda Makkabi, vainqueur de Nikanor, reprit la ville sainte, la Périschouth n’en devint pas la maîtresse. Avec le chef juif reparutent quelques Zaddouqites qui avaient suivi sa fortune, hommes d’état : dont les Makkabées, dans les circonstances difficiles oùse trouvait la Judée, étaient contraints de s’entourer. Ces Zaddouqites engagèrent Iehouda Makkabi dans une alliance avec Rome, et dans une autre avec Mithridatès I°*, roi des Parthes qui, du côté de PEuphrate, entamait le royaume de Syrie.
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1. Ab. Geiger, Urschrifft und Uberselzungen der Bibel. 2. Schabbath, 1s.
Contre cette sagesse pratique et ces unions avec les étrangers s’élevèrent les Hassidites et toute la Périschouth. Avec ces dévots, toute politique extérieure était impossible. Iosé bèn-lohanan, vice-président du synhédrion, envoya même dire, dela part des Hassidites, a Iehouda Makkabi : « Maudit soit celui qui met son appui dans des créatures de chair, et qui éloigne son cœur d’Iahvé ! Béni soit au contraire qui se fie à Iahvé, car celui-ci sera son soutien! 1 »
En même temps qu’éclatait la colère des Hassidites, leurs ennemis reprenaient peu à peu les emplois officiels d’où ils avaient été chassés. Irrités, de plus en plus, « les gens pieux » s’éloignèrent d’Iehouda. Aussi presque abandonné par ses troupes, l’héroïque fils de Mattathia succomba-t-il devant les vingt mille Syriens que commandait Bakkhidès.
Toutefois ce ne. furent pas les Hassidites qui profitèrent de ces défections. Avec l’armée syrienne, Alkimos et l’hellénisme revinrent dans Ierouschalaïm, où l’on persécuta véritablement les maladroits Hassidites.
La Périschouth formée des plus ardents du parti ne composera plus désormais avec les Haschmonides, qui ne firent rien du reste pour se la rattacher. Aristoboulos la blessa profondément en rétablissant en Israël la royauté. Reprenant les traditions d’Izébel et d’Athalia, il s’amusa à donner des fêtes païennes, où paraissaient les Muses et les Grâces dans leur costume mythologique. Il hellénisa plus qu'aucun n'avait osé le faire avant lui, ce qui lui mérita le surnom de philhellène.
Son successeur Alexander Iannaï, cohène-hagadol, viola la Thora en épousant une veuve Schalomé, sa belle-sœur, et en même temps s’entoura de Zaddougites. Cependant tout d’abord sa femme, qu’il aimait et qui avait du goût pour les Parouschites, détourna l’äpre Jannaï de toute violence.