‹ Histoire d'IsraelChapitre 141 sur 311 · Midrasch Hanouka · texte numérisé non relu

Midrasch Hanouka

PAROUSCHITES ET ZADDOUQITES,. 227

Schalomé comptait son frère Schimeün bèn-Schata parmi les principaux appuis de la Périschouth. Celui-ci se laissa nommer au synhédrion par les Zaddouqites, qui s’imaginaient sans doute faire ainsi leur cour à la reine. Rompu à la casuistique des scribes, bèn- Schata se proposait d’embarrasser les Zaddouqgites, en soulevant de nombreuses questions de droit, au sein du synhédrion, dont les séances étaient publiques et se tenaient dans la grande salle du temple,

Un jour, devant le roi qu'avait amené Schalomé, bèn-Schata fit éclater l’ignorance des Zaddouqites. Confus, un grand nombre d’entre eux se retirèrent du synhédrion, où Schimeôün eut soin de les faire remplacer par des Parouschites.

Le jour mémorable où se renouvela la haute assemblée (28 thébet) fut consacré par une fête,

Mais l’âpre Iannaï, quelque temps retenu par son épouse, n’allait pas tarder de se livrer à toute sa haine contre les Parouschites. Un de ses conseillers, Diogénès, ne cessait de l’irriter contre les amis de Schalomé. Tout éclata à la fête des Soukkoth, le 10 Tischri. Le roi, grand cohène, au lieu de faire la libation sur l'autel, comme le voulait la Périschouth, répandit l’eau par terre, avec affectation. Alors la foule furieuse lui jeta à la tête les étroguim ou cédrats qu’elle tenait à la main.

Le roi outragé n’épargna rien pour se venger des Parouschites. Schimeün bèn-Schata lui- même dut s'enfuir à Alexandrie, où il vécut du travail de ses mains, tissant le lin d'Egypte.

Chassé plus tard d’Ierouschalaïm par la Périschouth, redevenue maîtresse de la ville, Iannaï finit par en reprendre possession et par écraser ses ennemis.

Quand il mourut, le peuple, malgré les apparences contraires, conçut de sa fin une grande joie, et le 7 Kislev fut marqué par une fête publique?2.

1, Meguillath Taanith, x, 1.

2 NIDINRTRNEr,

Tous les proscrits avec Schimeün bèn-Schata rentrèrent à la mort d’Iannaï. Des deux fils de ce roi, Hyrkanos l’aîné appartenait à la Périschouth : il devint: cohène-hagadol; son frère Aristoboulos penchait vers le sadducéisme.

La réaction pharisienne chassa du synhédrion tous les Zaddouqites quis’y étaient réinstallés. Schalomé offrit la présidence de l’assemblée à Schimeün bèn-Schata, qui la refusa, conseillant de la donner à Iehouda bèn- Tabbaï.

Voici ce que l’on écrivit à celui-ci qui séjournait à Alexandrie : « De moi, Ierouschalaïm la sainte, à toi Alexandrie ma sœur! mon époux (bèn-Tabbaï) habite près de toi, et moi je suis abandonnée 1 » Iehouda bèn- Tabbaï, président du synhédrion, prit le titre de nassi. Le second du couple fut Schimeün bèn-Schata.

Maîtresse du pouvoir, la Périschouth se montra implacable contre les Zaddouqgites, les décimant par des exécutions répétées. Au nombre des victimes se trouva Diogénès, l’ancien conseiller d’Iannaï.

Ce fut devant ces fureurs sanglantes dela Périschouth, qu’Aristoboulos, avec le patriciat, se permit de faire des représentations à sa mère Schalomé.

Les proscriptions suspendues, la Périschouth profita de son triomphe pour s'organiser. Elle abrogea le code pénal des Zaddouqites, et, pour célébrer cet acte, institua un jour de.fête (14 Tammouz). On brisa l’étroit formulaire de questions qui gênait la justice dans ses rapports avec les témoins ?. Les Zaddougites ayant favorisé le divorce, qui ne peut guère être, dans une société, qu’un luxe d’aristocrates, les Parouschites le rendirent presque inaccessible, Ils établirent le contrat de mariage (Ketouba), qui assure à la femme des subsides pour toujours 5.

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