Ibid. Ketouboth
PAROUSCIHITES ET ZADDOUQITES, 229
Les membres de la Keneseth haguedola (la grande synagogue) après ce premier dicton : « Soyez subtil dans votre jugement, » avaient encore dit : « Ayez beaucoup de disciples !, » Aussi, après avoir réformé le code, la Périschouth eut-elle soin de multiplier les écoles.
On célébra l'établissement de toutes les nouvelles coutumes pharisiennes par un beau jour de fête, Le soir, le temple du Moria étincela de mille feux ainsi que la ville entière. Dans les rues d’Ierouschalaïm la sainte, il y eut des danses aux flambeaux et toutes sortes de divertissements. Des chants joyeux retentirent partout. L’aurore fut marquée par une imposante cérémonie, Pour réparer l’eau épanchée par le sacrilège Jannaï, la foule se rendit, au son des instruments sacrés, à la fontaine de Siloé, où l’on puisa la libation qu’allait faire le grand cohène Hyrkanos.
Les Parouschites, habiles à exploiter les sentiments populaires, établirent encore la Féte du bois. Pour ces sombres dévots, c'était une solennité bien poétique, en dépit de son origine qui l'était fort peu. Les Zaddouqgites ayant défendu d’apporter du bois pour le service du temple, les Parouschites avaient remis cette coutume en usage. Des jeunes filles, à la fête d’été créée pour garder le souvenir du triomphe des Parouschites, se répandaient dans la campagne, dansant au son des tambourins, portant, en signe d'égalité, des vêtements d'emprunt. A leurs jeux assistaient des jeunes hommes, auxquels elles chantaient : « La beauté est éphémère et passe comme un songe. Jeunes hommes, cherchez vos compagnes dans d’honorables et saintes familles. Préférez la vertu et la piété à la grâce passagère. »
Là, souvent, se nouaient les premiers nœuds de lhymen 2.
Sur d’autres points encore de la loi, la lutte était