‹ Histoire d'IsraelChapitre 144 sur 311 · J. Derenbourg, Essai, t. T, p · texte numérisé non relu

J. Derenbourg, Essai, t. T, p

s- Ibid., p. 130.

Bèn-Tabbaï avait condamné un homme à mort, sur l'audition d’un seul témoin, Il en fut si violemment réprimandé par le second du couple, Schimeün bèn- Schata, qu’il en donna sa démission de président du synhédrion, après toutefois avoir imploré son pardon, À sa place fut installé Schimeün bèn-Schata lui-même, Un des actes de sa judicature fut de mettre à mort quatre-vingts femmes d’Aschqlon accusées de magie?

La fortune des Parouschites allait avoir une éclipse. À la mort de la reine Schalomé, les Zaddouqgites, qui étaient le parti militaire en même temps que politique, l’emportèrent, tout en laissant le synhédrion aux mains des Parouschites et de Schimeün bèn-Schata.

Celui-ci avait censuré et menacé un Essénien, Onia, surnommé Haméagal$. Dans la seconde guerre entre les deux frères, on lapida cet Onia, parce qu’il avait refusé de maudire Aristoboulos!# : « O seigneur, s’était-il écrié, maître du monde, comme ces gens qui te combattent sont également ton peuple et tes prêtres, je te supplie de n’exaucer les prières ni des uns ni des autres! »

À Schimeün bèn-Schata succédèrent dans le synhédrion Schemaïa et Abtalionÿ, le premier comme président, le second comme vice-président. Leurs contemporains les appelèrent « Guedolé-haddor » (les grands hommes de la génération).

Mais, sous le féroce fils d’Antipater, va disparaître le synhédrion, dont l’histoir emême est si intimement liée à celle des luttes entre les Parouschites et les Zaddougites. Pour se venger de cette assemblée qui l’avait condamné

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