Meguillath Taanith
s- Josèphe les nomme Sammacas et Pollion.
C’est à tort sans doute que le Thalmud (Yoma, 7x, b) leur donne à tous les deux une origine païenne.
PAROUSCHITES ET ZADDOUQITES. 233
parce qu’il avait mis à mort le chef de bandes Hisqia, Hérodès, en possession du pouvoir, en massacra tous les membres, excepté toutefois Schemaïa et Abtalion. Les Parouschites le gênant aussi, il fit crever les yeux à l’un d’entre eux, Baba bèn-Buta.1
Ainsi finit le synhédrion. Il avait succédé à une sorte de sénat, la Guérousia, qui elle-même avait pris la place de la Kénéseth haguedola (la grande synagogue). A la tête du synhédrion étaient un président ou nassi, et un vice-président avec le titre de Abbeth-din (père de la maison du jugement). Ioschoua bèn-Pérakia et Nittaï d’Arbéla, tels avaient été les premiers Iehoudites revêtus de ces deux dignités; Schemaïa et Abtalion en furent les deux derniers, ou le dernier couple.
Au-dessous du grand synhédrion, il y en avait de petits composés de vingt-trois membres, et des tribunaux de trois ou sept membres siégeant dans les bourgades d'Israël, et où étaient mêlés les gens des deux sectes rivales.
En vain Hérodès essaya-t-il de garder un simulacre de l’ancien synhédrion, Il mit à la tête de cette assemblée, composée de ses créatures, des étrangers, probablement des Babyloniens, que la tradition appelle bené-Bathyra (fils de Bathyra).?2
Mais ni les Parouschites ni le peuple ne plièrent le genou devant cette sacrilège assemblée, Ce qu'il y avait de fidèles se réfugiaient dans les écoles pour y entendre l’enseignement de Schemaïa et d’Abtalion. Pour arrêter cet élan, Hérodès imagina de lever, à la porte de chaque école, un impôt sur les auditeurs Ÿ.
L’Edomite sembla prendre plaisir à surexciter contre lui la fureur de la foule et de la Périschouth, Après avoir remis le grand-cohénat à ses créatures, il essaya, en partie pour faire sa cour à Rome et en partie pour