Thalmud, Baba Bathra, 4, a
2. Frankel, Monalschrift, Yahrg., 1, p. 115. 3. Thalmud, Yoma, 35, b.
LE z0
satisfaire à son désir d’être désagréable au peuple juif, de romaniser la Judée. Il y établit des jeux; il eut des palais qu’il peupla de statues ; choses abominables aux Iehoudites. Près des sources de l’Iardèn, il bâtit un temple de marbre blanc qu’il consacra à la divinité d’Augustus.
Un complot de Parouschites s’ourdit contre l’Édomite, Pour montrer qu’il n’en était pas ému, il poussa plus loin son défi à la Périschouth, relevant Schomron qu’il dédia à Augustus sous le nom de Sébaste.
Dans le souverain pontificat, il installa une famille de Zaddouqites puissante, subtile, capable de tenir tête, dans la casuistique, aux Parouschites les plus déliés : c'était la famille de Boéthos.
Les Boéthusiens firent prohiber les agapes établies par les Parouschites, et qui étaient une usurpation des privilèges du sacerdoce. Partant de ce principe que tout bon Juif est prêtre, et que le grand cohène c’est le peuple tout entier, les Parouschites avaient étendu à tout le monde les immunités des saints repas, Des confréries (haheroth) avaient changé des banquets en cérémonies sacrées, avec des purifications, des ablutions, la communion du pain et du vin! (Hamazi et Qiddousch). On mangeait dans un de ces festins l'agneau pascal, Il y avait les agapes sabbatiques et celles des grands jours de fête.
A la table commune, ils célébraient trois offices : le Qiddousch ou sanctification du pain et du vin; au milieu du jour, la Minha ou offrande qui rappelait celle de l'autel; à la nuit tombante, l’Abdalla ou cérémonie de clôture, où l’on allumait les lampes et où l’on répandait l’encens. Comme tous ne pouvaient tenir dans une seule maison, on liait ensemble plusieurs habitations par des poutres, pour que tous fussent censés manger dans le même temple. Cette fiction s’appela Eroub.1