Aboth de rabbi Nathan, ch. x, fin
D'humeur sombre autant que son rival était doux, Schammaï fit jeûner son tout jeune fils à Kippour (fête du pardon) {, Sa belle-fille ayant accouché, pendant la fête des Soukkoth, pour que le nouveau-né pût ‘accomplir la prescription de la ue il transforma en tente le plafond de la chambre ?. Il poussa jusqu’à la plus ridicule minutie l'observation du Schabbath3.
Après Hérodès, fleurirent les disciples de Schammaï et d’Illel, ceux de ce dernier plus nombreux. La nature tempétueuse de Schammaï était bien capable de soulever des tempêtes, mais non de séduire des hommes qui se vouent à la spéculation.
Dans l’oasis d’En-gueddi, à l’est de la mer Morte, 1à même où David avait fui Schaôul, à l’ombre des dattiers, foisonnaient, à l’époque des Haschmonides, des hommes tout vêtus de blanc. Ils avaient pris le nom d’Esséniens (esso, guérir). Connaissantles simples, habiles dans l’art des conjurations magiques, ils passaient en effet pour apaiser les souffrances des malades. Peut-être se rattachaient-ils à ces écoles de Benênebiim des jours d’Eliya, installées au nord-est de la Palestine.
L'Essénisme n'était guère qu'une exagération de la Périschouth. La haie mise autour de la Thora, lamas des prescriptions pharisaïques, ne suffit pas encore à l’Essénien pour lui garantir la parfaite pureté : il. lui faut la séparation complète de la foule.
Il n’entre jamais dans les villes, pour ne point passer sous les statues ou les images humaines, qu’il est illicite même de regarder. A. cause des impuretés. légales dont elle est Ia source, l’habitant d’En-gueddi évite tout commerce avec la femme. sur sa barbe et sur sa chevelure, point de cette auile parfumée, si
1, Tos. Yoma, ch. 1v 2. Soukka, 11, 9.